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Les vallées de l’Yvette et de ses affluents constituent le
cœur historique du Parc naturel régional de la Haute Vallée
de Chevreuse, un territoire
qui s’étend de Gif-sur-Yvette à l’est aux Essarts-le-Roi
à l’ouest, et qui couvre 16 communes. Châteaux, fermes,
moulins, lavoirs, petites églises, vieux murs… témoignent
d’un passé rural organisé autour de grands domaines.
La nature y a toujours eu la part belle : forêts majestueuses, vallées
jardinées, plateaux cultivés aux larges horizons. Cette
conversation tranquille entre nature et agriculture a inspiré peintres,
musiciens, poètes et écrivains venus en villégiature
y travailler et s’y promener sur les petits chemins de traverse...
M. Vandewalle, Président du Parc
| Aujourd’hui
: L’agriculture reine des plateaux |
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| Des
sols fertiles sur les plateaux, des prairies pâturées
dans les vallées
Sur
le territoire des vallées de l’Yvette, l’agriculture
revêt un visage double et complémentaire, organisée
en fonction du relief. Les grands plateaux sont dominés
par une agriculture intensive et céréalière
tandis que les vallées accueillent plus volontiers l’élevage,
avec de nombreuses prairies de fauche et
des pâturages. Les plateaux de ce territoire sont parmi
les plus fertiles d’Europe.
Les
paysages agricoles des plateaux ont eu tendance à s’uniformiser,
devenant ainsi monotones pour le regard. L’intensification
agricole a conduit à supprimer tous les obstacles pour
les machines et à gérer l’eau de manière
rationnelle. Les arbres et notamment leurs alignements, ainsi
que les mares sont des éléments de ressources pour
la biodiversité et des repères pour la lecture d’un
paysage. Ainsi, un alignement d’arbres le long d’une
rivière sert à la fois à lutter contre l’érosion
des berges mais aussi à signaler la présence de
l’eau sur un plateau agricole.
Les
vallées fragmentent l’espace agricole en plusieurs
plateaux isolés les uns des autres. |

Occupation
agricole des sols des vallées de l’Yvette |
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| Demain
: Des plateaux agricoles aux horizons dessinés |
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| Les
paysages agricoles, bien qu’ils ne soient pas reconnus au
même titre que les vallées, ont des qualités
indéniables qui mériteraient d’être
davantage mises en valeur. Les terrains plats, parfois légèrement
ondulés, soulignent les horizons boisés. Les couleurs
changeantes selon les saisons et les plantations donnent la sensation
d’un territoire vivant qui ne cesse de se réinventer.
Enfin, de nombreuses fermes au bâti remarquable (cf livret
Découvrir les grandes fermes) signale la présence
de l’activité économique au milieu de cet
espace nourricier. Depuis plusieurs années, le Parc encourage
et subventionne la plantation de haies et d’arbres isolés,
notamment auprès des agriculteurs, principaux « aménageurs
» des grands plateaux agricoles.
RD36
à Châteaufort aujourd’hui
Demain
(?) :
à gauche de la route : - plantation d’un
arbre le long de la route
- plantation d’une lisière végétale
le long du village
-
plantation d’arbres fruitiers
à droite : - des arbres prélevés
permettent d’ouvrir une perspective sur un village. |
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| Demain
: une agriculture de proximité pour les habitants |
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Les
vallées de l’Yvette constituent le premier espace
agricole périurbain à l’Ouest de l’Île-de-France.
Malgré leur fertilité, les terres sont menacées
par la ville qui avance et qui grignote peu à peu les
espaces agricoles. Il est primordial de repenser l’usage
des franges urbaines afin que celles-ci ne soient pas vues comme
des vides en attente de constructions mais comme des
opportunités pour y développer notamment une agriculture
de proximité. Elles permettent de développer des
activités complémentaires à côté
d’une agriculture intensive davantage destinée
à la transformation industrielle et à l’exportation.

Photomontage
d’une lisière agro-urbaine idéale
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Les
vallées ont été creusées avec une
pente raide exposée au sud et une pente douce
L’agriculture
de proximité permet d’envisager autrement le lien
entre la ville et son environnement immédiat. Avec ses
points de vente, ses vergers, ses cheminements, le paysage et
les pratiques citadines y gagnent en intérêt. Dans
cette optique, le Parc cherche des terres agricoles disponibles
pour permettre à de jeunes maraîchers sans terre
de s’installer au plus près des villes. Mais le prix
élevé du foncier sur le territoire constitue actuellement
un frein au développement de ce type d’activités.
Photomontage
d’une parcelle, à proximité immédiate
de la ville, destinée au maraîchage |
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Aujourd’hui
: une
urbanisation villageoise aux portes de l’agglomération |
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Chevreuse
en 1957
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Chevreuse
en 2011 |
L’urbanisation
des vallées de l’Yvette est composée principalement
de villages situés dans les vallées. Sur les plateaux,
on retrouve quelques fermes et hameaux. Ce paysage urbain est
hérité des grands domaines seigneuriaux ou d’abbayes
constitués dès le Moyen-Âge, et qui se sont
développés davantage encore à l’époque
classique. Les traces de cette époque sont encore très
visibles aujourd’hui à travers les boisements hérités
des grands parcs et des chasses.
Depuis
la seconde moitié du XXe siècle, les villages se
sont beaucoup étendus. L’une des missions du Parc
naturel est d’inciter à la maîtrise de l’urbanisation,
à la fois pour préserver le cadre de vie du territoire,
mais également pour conserver la vocation agricole des
terres. Le risque est également que ces villages perdent
leur identité car en se développant, ils finissent
par se rejoindre, créant un tissu urbain sans discontinuité.
Ces
photos aériennes témoignent d’une urbanisation
qui s’est beaucoup développée dans la seconde
moitié du XXe siècle, dans la vallée mais
aussi sur les coteaux. |
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| Demain
: Des lisières de forêt préservées
aux abords des villages |
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La
plupart des villages de plateau sont directement bordés
par la forêt. Sur les crêtes, en rebord de coteau
et de plateau, au contact des grands espaces cultivés,
les forêts apportent l’abri nécessaire pour
se protéger des vents dominants. Il est très important
de préserver ces lisères forestières pour
conserver à la fois les équilibres écologiques
et cette valeur forestière qui plaît beaucoup aux
habitants.
Des
constructions qui respectent le paysage de vallées.
Si
les paysages des vallées ont autant de qualités,
on le doit à la précision de leur organisation.
Pour la garder, il est nécessaire de faire des choix
: positionner précisément les constructions par
rapport au relief, organiser la parcelle de façon à
rendre moins visible la construction, choisir la limite du village
en définissant clairement l’enveloppe urbaine.
En
agissant en tant que conseil auprès des communes, le
Parc cherche à ce que l’ensemble de ces dispositions
soient intégrées dans les futurs projets d’aménagement.
Schémas
d’implantation de villages en fonction du relief
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| Renouer
le dialogue entre la ville et la campagne villages |
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La
ville et ses nombreuses extensions contemporaines ont petit à
petit grignoté sur l’espace agricole sans pour autant
se développer de manière très harmonieuse.
De nombreux quartiers semblent tourner le dos aux parcelles agricoles.
Il est important de préserver les franges urbaines pour
renouer le dialogue entre la ville et la campagne. Certains aménagements
doux permettent de renforcer le lien entre la ville et
les espaces naturels qui l’entourent.
Ce
photomontage permet de montrer que de légers aménagements
peuvent contribuer à améliorer la relation entre
la ville et la campagne.
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| Créer
des continuités entre les quartiers |
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| La
construction de nombreux lotissements ces cinquante dernières
années a contribué à créer des quartiers
souvent peu reliés aux centres anciens. Aujourd’hui,
pour stopper l’urbanisation des terres agricoles et naturelles,
les nouvelles habitations s’insèrent au cœur
des villages.
Le
projet BIMBY - Built In My Back Yard -, porté
par la mission urbanisme du Parc, s’inscrit justement dans
cette logique de densification du tissu urbain existant ; pour
plus de renseignements : bimby.fr.
La
création de liaisons douces est un moyen de relier les
quartiers entre eux, limitant ainsi les déplacements automobiles.
Elles permettent également de changer le regard sur l’espace
public, qui redevient un lieu de promenade, de convivialité.
Les
aménagements paysagers le long de ces cheminements participent
au bien-être et à la qualité de vie des habitants,
toujours plus demandeurs de nature en ville. |
Exemple
d’une opération de densification
au Mesnil-Saint-Denis |
Au
Mesnil-Saint-Denis, à une minute du centre commerçant,
de nouveaux logements ont été construits à
l’intérieur du tissu urbain existant. Une voie piétonne
relie les quartiers alentours au cœur historique. |
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| Aujourd’hui
: Les
voies de circulation de vallée en vallée |

Le carrefour
de Lartoir aux Essarts-le-Roi au début du XXe siècle...
Le même carrefour en 2012 |
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Quand
les routes traversantes se voient de loin...
L’organisation
des voies de circulation remonte parfois au XVIIe ou même
à la Renaissance. Les grands axes coupent les vallées
pour rejoindre des destinations lointaines. Les routes locales
suivent les vallées et vallons pour desservir les bourgs,
villages et hameaux.
Le
carrefour de l’Artoire, aux Essarts-le-Roi,
avec le développement du trafic automobile,
s’est transformé en un aménagement complexe. |
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| Demain
::Des
voies pour tous |
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Accueillir
tous les modes de déplacements en ville et à la
campagne nécessite de penser les routes autrement, à
pied, en fauteuil, à vélo, en poussette, à
voiture, en tracteur… tous les déplacements sont
à prendre en compte. La notion d’espace partagé
permet d’envisager plus de confort pour tous.
La
croissance de la circulation automobile au XXe siècle
a modifié le paysage urbain en compartimentant ses différents
usages. Cela s’est accompagné du développement
d’un mobilier urbain souvent standardisé qui encombre
l’espace public. Aujourd’hui, l’objectif est
de le repenser en faisant une place à tous - véhicules,
piétons, cyclistes -, tout en retrouvant l’identité
propre à chaque village.
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Aujourd’hui,
un espace segmenté
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Demain,
un espace partagé |
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| Piétons
et cyclistes qui empruntent la rue de la République à
Saint-Rémy-lès-Chevreuse rêvent de trottoirs
élargis, de trajets sécurisés, et de vitesse
automobile réduite. |
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Des routes paysage |
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| Menant
de sites historiques en sites naturels remarquables, les routes
sont aussi des patrimoines avec leurs bordures de grès
sur des kilomètres et leurs alignements d’arbres
majestueux. Ces routes se sont parfois réduites à
des conduits d’automobiles dont seuls les flux et la vitesse
sont contrôlés… L’objectif des communes
et du Parc est de leur redonner cette mission panoramique.
Une
hiérarchie des routes se dessine en fonction des essences
d’arbres utilisées. Les platanes et peupliers soulignent
les grands axes - souvent d’anciennes routes royales -,
les arbres fruitiers mènent aux fermes, et les poiriers
isolés indiquent la présence de carrefours ou bornent
les parcelles agricoles.
La
route départementale 91 est une route emblématique
qui relie les châteaux de Versailles
et de Rambouillet, en passant par celui de Dampierre, l’abbaye
de Port Royal des Champs,
et le site des Cascades des Vaux de Cernay. |
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.....
.Paysages
à modeler, hier, aujourd’hui, demain
Les vallées de l’Yvette
.....
Le
Parc naturel régional de
la Haute Vallée de Chevreuse fait
partie de l’arc francilien de biodiversité
remarquable. Les zones humides y abritent une grande
partie des espèces régionales menacées.
Des milieux riches et variés, rivières,
ravins encaissés, plateaux sablonneux accueillent
une faune et une flore spécifiques indispensables
au monde vivant. Les patrimoines ne sont pas en reste
avec près d'un milliers d'édifices recensés,
du château classé au plus modeste lavoir.
Découvrez les richesses de ce territoire d'exception........
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Président
du Parc naturel régional de la Haute Vallée
de Chevreuse : Yves Vandewalle
Directeur de publication : Anne Le Lagadec
D’après le Plan paysage et biodiversité
des Vallées de l’Yvette : Agence Folléa-Gautier
et Atelier d’Écologie Urbaine
Rédaction : Nicolas Tinet, Anne Le Lagadec,
Laurence Renard
Photos : Gérard Benoit à la Guillaume,
Gérard Dalla Santa, Sandra Tarpinian, PNRHVC
Illustrations : Boris Transinne, Sandra Tarpinian
Parc naturel régional de la Haute Vallée
de Chevreuse
Maison du Parc - Château de la Madeleine - Chemin
Jean Racine - Chevreuse (78)
Tél : 01 30 52 09 09 - accueil.pnr.chevreuse@wanadoo.fr
parc-naturel-chevreuse.fr |
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