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Exposition À la rencontre de l’élevage paysan en Île-de-France
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Un kit de médiation sur l’élevage en Île-de-France et son histoire
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(3) Vers plus d'élevage durable en Île-de-France ?
Les principes de l'agriculture paysane - Agricultrices
Quels sont les freins à l’installation en élevage biologique en Île-de-France ?
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Cette exposition photographique et sonore nous emmène à la rencontre de 4 fermes pratiquant l’élevage paysan en
Île-de-France.
Les images immortalisant le quotidien de ces fermes engagées sont augmentées par des ambiances sonores et les récits de parcours des éleveurs et éleveuses, pour la plupart issu.es d’une reconversion professionnelle. Elle a pour vocation de tourner dans les médiathèques et autres tiers-lieux engagés et peut être consultée lors de nos forums des métiers. Abiosol oriente depuis 2009 des candidat·es à l’installation agricole en Île-de- France, candidat·es notamment non issu·es du milieu agricole, en leur proposant un accompagnement, des formations et
un appui dans leur recherche de foncier, de débouchés, grâce à l’action conjointe de ses trois membres fondateurs : le Réseau AMAP
ÎdF,
Terre de Liens
ÎdF, et Les Champs des Possibles. Depuis 2020, Abiosol déploie des actions de découverte des métiers paysans auprès
des Francilien·nes, afin de faire connaître les réseaux agricoles de la région, sensibiliser aux liens fragiles entre agriculture et alimentation,
et peut-être susciter des vocations. Non exhaustif, le kit de médiation vise à apporter quelques informations contextuelles sur l’élevage
en Île-de-France et son histoire, afin d’accompagner le public et les médiateur·ices dans leur compréhension de l’exposition.

Vers plus d'élevage durable en Île-de-France ?

Cette partie présente les enjeux d’un avenir potentiel pour l’élevage en Île-de-France ainsi que les défis auxquels faire face.

 

Favoriser le (re)développement de l’élevage sur le territoire
francilien ?

Le développement de l’élevage en Île-de-France semble faire face à différents enjeux. En premier lieu, il fait face à plusieurs freins qui s’expriment à plusieurs échelles et sont l’héritage de diverses politiques agricoles. À l’échelle européenne, il semblerait que la politique agricole commune ne permette pas à l’élevage francilien de répondre à la concurrence économique et foncière d’autres cultures.
À l’échelle nationale, ce sont plutôt les normes importantes et l’image négative de l’élevage - sale, polluant… - qui sont avancées comme des freins par les agriculteur·ices. D’autres caractéristiques, davantage régionales, sont majoritaires parmi les freins identifiés : le faible nombre d’abattoirs, la proximité
des habitations, l’important temps de travail nécessaire, les difficultés d’accès au foncier, la concurrence avec les cultures céréalières, l’absence de travail collectif… sont quelques-uns des freins au développement de l’élevage idenfiés par Jasnot.

En second lieu, le développement de l’élevage répondrait à diverses opportunités, parmi elles la mise en valeur du localisme, dans une région où un nombre important de consommateur·ices est présent. Le développement de l’élevage pourrait permettre la rencontre entre une demande en produits animaux et une offre locale, notamment en lait (Hallepee, 2010). Toutefois, cette territorialisation ne peut se faire sans penser les circuits de commercialisation attenants. En effet, en 2010, 50 % de la production laitière francilienne étaient commercialisés hors de la région, notamment dans divers circuits industriels, tandis que la vente directe ne représentait que 10 % des volumes (Lebel, 2010).

La production régionale de lait et de produits issus de la première transformation ne représente que 1,6% de la consommation francilienne (Hallepee, 2010). Pour y répondre, l’intégration d’acteurs du territoires tant institutionnels que particuliers à la stratégie commerciale via les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) est une réponse à explorer.

Le développement de l’élevage ou de la polyculture- élevage présente plusieurs intérêts pour les territoires, notamment sur les aspects environnementaux, économiques et agronomiques.

Ainsi, outre les plus-values paysagère et pédagogique de l’élevage sur un territoire, la diversification des fermes permet une diversité de sources de revenus, et in fine une meilleure résilience des exploitations face aux aléas climatiques, dont on sait qu’ils tendent à s’intensifier. D’un point de vue environnemental et agronomique, l’élevage extensif permet la conservation ou la restauration des agro-écosystèmes, notamment dans le cas des prairies, sur lesquelles la présence de troupeau permet une plus grande diversité biologique et le développement d’une faune qui ne serait pas présente sans cela (Jasnot, 2014). L’élevage permet aussi une rotation culturale plus riche pour les sols, et des apports en intrants non chimiquesintéressants. Néanmoins, considérant les bénéfices agro-écosystémiques, cela dépend du type d’élevage. En cas d’utilisation intensive des terres agricoles, on peut au contraire observer une perte de biodiversité ainsi qu’une dégradation du sol : compactage, non-renouvellement de la flore, nitrification.

Il peut être intéressant d’encourager le développement de l’élevage en Île-de- France : mais quel élevage ? Différents modèles agricoles permettent l’émergence d’un élevage désirable, parmi eux l’agriculture durable, l’agriculture de conservation ou encore l’agriculture biologique et paysanne. Les photographies de cette exposition ont été prises sur quatre fermes qui s’inscrivent dans ces deux dernis modèles d’agriculture.


© Alexandra Serrano

 


Les cinq principes de Dumont et al. (2013) représentés sous la forme d’une marguerite par Jouven et al. (2022) dans Agroécologie, élevage et changement climatique

© Michaël Biard

 

Sources

Boivin, Nicolas et Traversac, Jean-Baptiste. (2011) Acteurs et agriculture biologique dans
la fabrique alternative des espaces : Le cas de l’Île-de-France
. Norois [En ligne], 218 |
2011/1, mis en ligne le 30 juin 2013, consulté le 28 octobre 2025.
journals.openedition.org ; DOI : doi.org
Hallepee, François. (2010). Quelques éléments pour la sauvegarde des filières animales
en Île-de-France
. Pour, 2010/2 n° 205-206, 2010. p. 221-225. CAIRN.INFO shs.cairn.info
Jasnot, Pierre-Emmanuel. (2014). Élevage et biodiversité en Île-de-France, des synergies
à encourager. Le cas des vallées franciliennes
. Géographie. Université Panthéon-Sorbonne
- Paris I, direction de Laurent Simon. institutparisregion.fr
Jouven, Magali et Stark, Fabien et Moulin, Charles-Henri. (2022). Agroécologie, élevage
et changement climatique. Comment l’élevage européen peut-il agir sur les leviers de
l’agroécologie pour faire face au changement climatique ?
Viandes et Produits Carnés,
2022, 9 p. hal.inrae.fr
Lebel, Antoine. (2010) Utopie et réalité de l’approvisionnement de masse en produits
locaux
. Pour, 2010/2 n° 205-206, 2010. p. 195-204. CAIRN.INFO shs.cairn.info

 

Les principes de l'agriculture paysane

Cette partie présente les fondements de l’élevage paysan, un modèle ancré dans les territoires, adapté aux ressources locales et porteur de durabilité.

 

Les principes de l’agriculture paysanne s’appuient sur six grands thèmes qui définissent ses conditions de mise en oeuvre et d’existence : un lien fort au territoire, la valorisation des races patrimoniales, le développement des circuits courts, le respect des écosystèmes, des conditions de travail équitables, ainsi que la viabilité économique des fermes.

Vers plus d’élevage paysan en Île-de-France ?

L’avenir de l’élevage passe par une adaptation aux ressources disponibles. L’une des conditions essentielles de sa durabilité réside dans la taille des exploitations, qui doit être en cohérence avec les capacités du système agricole dans son ensemble. Or, les élevages industriels, souvent disproportionnés, ne disposent pas toujours des terres nécessaires pour nourrir correctement leurs animaux, ni pour valoriser les effluents produits. Ce déséquilibre engendre de nombreux problèmes environnementaux et économiques.

À l’inverse, l’élevage paysan favorise la polyculture-élevage et le pastoralisme. Il maintient des surfaces considérables de prairies, véritables puits de carbone, entretient une biodiversité animale et végétale riche, et s’inscrit en harmonie avec les écosystèmes naturels.
Cette approche permet aussi la complémentarité des productions, notamment pour l’alimentation animale, réduisant ainsi la dépendance aux intrants extérieurs.


Les six thèmes du projet d’agriculture paysanne (Fadear)

Sources

Boivin, Nicolas et Traversac, Jean-Baptiste. (2011) Acteurs et agriculture biologique dans la fabrique alternative des espaces : Le cas de l’Île-de-France. Norois [En ligne], 218 | 2011/1, mis en ligne le 30 juin 2013, consulté le 28 octobre 2025. journals.openedition.org - Fadear, réseau de l’agriculture paysanne. Les six thèmes du projet d’agriculture paysanne. agriculturepaysanne.org

Agricultrices

Bien que les femmes disposent aujourd’hui des mêmes statuts juridiques que les hommes en agriculture, leur travail reste souvent invisibilisé et sous-valorisé. Ce paradoxe met en lumière la persistance d’inégalités structurelles dans l’accès aux ressources, la reconnaissance professionnelle et les parcours d’installation.

 


© Michaël Biard

La place et la reconnaissance du travail des femmes en agriculture

En France, les femmes agricultrices disposent aujourd’hui des mêmes statuts juridiques que leurs homologues masculins. Elles peuvent exercer en tant qu’exploitantes, co-exploitantes ou associées, et représentent environ 27 % des actifs agricoles (Rasplus, 2022). Pourtant, malgré cette avancée formelle, leur rôle économique reste souvent sous- estimé, voire invisible (Bessière et Gollac, 2014). La société continue majoritairement de les identifier d’abord comme épouses ou mères, reléguant au second plan leur contribution directe et essentielle à la gestion des exploitations.
Clémentine Comer (2015) souligne par exemple que les femmes agricultrices mises en avant par la presse sont souvent présentées sous l’angle de la double casquette familiale et agricole.

Une division sexuée persistante des tâches agricoles

L’obtention d’un statut professionnel ne suffit pas à remettre en cause la division sexuée du travail dans les exploitations agricoles. En pratique, les hommes se chargent principalement des tâches mécanisées et des grandes cultures, tandis que les femmes s’occupent essentiellement des soins aux animaux, des travaux manuels, de la transformation des produits, ainsi que de la gestion administrative et comptable. Cette séparation des rôles contribue à une moindre valorisation économique du travail féminin, considéré à tort comme moins productif (Prévost, 2015).
Cette organisation est profondément enracinée dans le modèle familial agricole historique. Jusqu’au début du XXe siècle, la polyculture-élevage, destinée à la subsistance, mobilisait toute la communauté rurale (Nicourt, 2013).

Des obstacles structurels à l’installation des agricultrices

Les représentations sociales et un milieu agricole majoritairement masculin exercent une influence directe sur les parcours d’installation des femmes. Les doutes exprimés par les banques et les organismes agricoles freinent leurs projets, notamment en limitant leur accès au foncier et au financement. Ainsi, leur taux d’endettement est plus élevé que celui des hommes et elles accèdent à des exploitations plus petites, en moyenne, d’une surface inférieure de 28 %.
(Agathe Demathieu, 2022).

Par ailleurs, le réseau AMAP souligne que les femmes rencontrent davantage de difficultés lors de leur installation, ce qui explique en partie la faible proportion - seulement 22 % - de femmes parmi les nouvelles agricultrices aidées en Île-de-France entre 2015 et 2017 (Réseau des AMAP En Île-de-France : Les Femmes en agriculture). Céline Bessière et Sybille Gollac (2014) rappellent également que l’accès des femmes à la profession agricole reste largement conditionné à leur mise en couple, indépendamment de leur statut.

 

© Alexandra Serrano

Vers une meilleure visibilité du travail des femmes

Depuis les années 1960, les recherches féministes ont mis en lumière l’invisibilité et le manque de reconnaissance du travail domestique, majoritairement assuré par les femmes. Ces travaux ont souligné l’imbrication des sphères privée et publique, ainsi que la continuité entre travail reproductif et travail productif, rappelant que le privé est politique (Prévost, 2015).

Aujourd’hui, de nouvelles figures féminines émergent, visibles par leur savoir-faire agricole, leurs compétences agronomiques et leur engagement écologique. Certaines adoptent des postures porteuses d’émancipation, dépassant la sphère familiale traditionnelle.

Ces agricultrices sont aussi très actives dans la diversification des activités agricoles (Giraud et Rémy, 2013) et dans le développement de l’agriculture biologique.

Enfin, dans l’enseignement agricole, la féminisation croissante des effectifs s’accompagne d’une remise en question des modèles traditionnels. Nombre de jeunes femmes y développent des projets d’installation plus autonomes, en rupture avec le cadre familial, soulignant que la production agricole familiale n’est plus un modèle immuable (Hervieu et Purseigle, 2013).

Ressources audiovisuelles
 

Livres

Plutôt nourrir Clément Osé et Noémie Calais
Paroles paysannes sur les relations humain-animal Confédération paysanne
Agriculture industrielle - On arrête tout et on réfléchit ! Jacques Caplat
Élever Elsa Sanial

BD

Les Cerveaux de la ferme - Au c
œur des émotions et des perceptions animales
Layla Benabid et Sébastien Moro
Il est où le patron ? Maud Bénézit & Les paysannes en polaire

Podcasts

Champs d’actions Confédération paysanne • Manuel Déterres Léa Arson &
Émilie Serpossian

Films - Documentaires

Le Fromage qui nous rend chèvre Meriem Lay • La Chanson de Jérôme Olivier Bosson
L’Herbe tendre Daniel Blanvillain • Au-delà des clôtures Les DéTERREminés
Le Dernier des laitiers Mathurin Peschet • Le Veau, la Vache et le Territoire Patrice Gérard
Envers et contre tout, éleveuses ! Jean-Pierre Valentin • Sur la paille Éric Guéret
Bienveillance paysanne Oliver Dickinson • Les Cochons de Julien Alexis Untereiner
Marie, un engagement paysan Daniel Blanvillain

Sources

Agathe Demathieu. (2022). Comprendre la division sexuelle du travail agricole : comment
les techniques contribuent à la perpétuer ? AgriGenre
. doi.org
Bessière, C. et Gollac, S. (2014). Travailleurs indépendants. Dans P. Chauvin, M. Grossetti
et P. Zalio Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat.
Comer, Clémentine. (2016). Ne pas faire mauvais genre, Études rurales journals.openedition.org
Giraud, C. et Rémy, J. (2013). Division conjugale du travail et légitimité professionnelle
Le cas des activités de diversification agricole en France
. Travail, genre et sociétés, 30(2), 155-172. shs.cairn.info
Hervieu, B. et Purseigle, F. (2013). Sociologie des mondes agricoles. Armand Colin. shs.cairn.info
Lemarchant, C. et Seiller, P. (2021). Agricultrices. Travail, genre et sociétés, 45(1), 25-30.
shs.cairn.info
Nicourt, C. (2013). Être agriculteur aujourd’hui : L’individualisation du travail des agriculteurs. Éditions Quæ. shs.cairn.info
Prévost, Héloïse. Des tomates et des femmes : Transformation agricole et division sexuelle du travail au Bénin. Journal des anthropologues, 2015, n°140-141, p.93-112. journals.openedition.org
Rasplus, V. (2021). Des agriculteur.trice.s dans des sociétés agricoles hexagonales toujours
dynamiques
. AgriGenre. agrigenre.hypotheses.org
Réseau des AMAP en Île-de-France : Être paysanne en AMAP
amap-idf.org


© Alexandra Serrano

Quels sont les freins à l’installation en élevage biologique en Île-de-France ?

Parmi les freins à l’installation en élevage identifiés en ÎdF, sont identifiés des facteurs culturels et historiques ; des facteurs d’accessibilité au foncier et aux aides à l’installation ; d’adéquation et de disponibilité des formations ; de structuration de la filière.
Éléments de réponse par Raphaëlle DEGEN, stagiaire chez Abiosol en 2025

 

Quelles sont ces contraintes et quelles sont les pistes pour y répondre ?

  • Facteurs culturels et historiques & profil des NIMA*
    L’ÎdF est culturellement et historiquement tournée vers les grandes cultures et vers le maraîchage en ce qui concerne la ceinture verte de Paris, ce qui apporte un terreau plus favorable à la sélection de ce type de projets.
    De plus, l’installation en agriculture biologique est portée aux deux tiers par des porteur·euses de projets NIMA et ces dernier·es se tournent d’avantage vers des ateliers de maraîchage, qui demandent moins de ressources financières à l’installation, et qui sont plus accessibles pour ce public à tendance urbaine.
  • Le coût à l’installation & le fléchage des aides financières à l’installation
    Le démarrage ou la reprise d’une ferme en élevage représente des investissements significativement plus élevés que d’autres types d’ateliers, tant pour le bâtiment, l’achat du cheptel que pour le besoin en fonds de roulement.
    Or, les aides à l’installation ne sont pas toujours adaptées à une installation en élevage. À titre illustratif, les critères de l’AIJA** sont très restrictifs, par exemple sur le niveau de revenu agricole requis, équivalent au moins au SMIC dans un délai de trois ans ; alors que la rentabilité de l’élevage se construit plutôt sur le temps long.
  • Accessibilité du foncier
    Parmi les enjeux d’installation, le foncier est un frein majeur. Il fait face à de fortes pressions, notamment d’urbanisation, étant plus intéressante financièrement et en proximité de zones urbaines. Pour contrer cela, divers dispositifs de régulation existent ; mais s’ils permettent de conserver la vocation agricole des terres, les critères d’attribution sont plutôt permissifs, et contribuent aux logiques d’agrandissement. Cela est dû à des exigences particulières de viabilité économique et de rentabilité d’une part, et d’un manque de repères techniques sur l’élevage, ces exploitations étant moins représentées dans les instances d’attribution, dû à l’homogénéité du corps agricole francilien d’une autre part. D’une manière plus générale, les candidatures à l’installation hors cadre familial disposent de moins de chance de réussite : 48 % contre 70 % (Lataste, 2024).
  • Formations : conseiller.es techniques, formation par l’action et adaptation des formations
    De plus, en Île-de-France, il est relevé un manque de formations spécifiques à l’élevage biologique.
    À titre d’exemple, il n’existe aucune formation en BPREA*** sur l’élevage biologique en Île-de-France. Les autres formations sont souvent inadaptées aux besoins : elles se focalisent sur l’élevage industriel, ou ne sont pas assez proches des pratiques de terrain. De plus, est relevé un manque de référent·es techniques spécialisé ·es sur les enjeux de l’élevage biologique au sein des instances accompagnatrices. Parmi les besoins exprimés sur les formations, on peut relever le besoin d’apprendre via la pratique et avec le soutien d’un·e pair·e, comme cela peut être le cas dans le cadre d’un espace-test.
  • Structuration de la filière
    Finalement, plusieurs éléments fragilisent l’installation et la pérennité des élevages franciliens. Premièrement, le faible nombre de vétérinaires spécialisés sur le territoire : en 2019, à l’échelle nationale, seuls 19 % des vétérinaires exerçaient en milieu rural. En parallèle, les éleveur·euses ne sont pas autorisé ·es à se former et pratiquer certains gestes de base des soins : césarienne, soins d’urgence…
    Deuxièmement, la filière de transformation est lacunaire en Île-de-France, et tend à s’amenuiser du fait du manque d’exploitations. Afin de conserver la certification Agriculture Biologique, l’ensemble de la filière doit être homologuée. Cependant, la continuité des intermédiaires du parcours de la viande bio est fragile, à commencer par le manque d’abattoirs certifiés bio, obligeant les éleveur·euses à transporter leurs animaux hors du territoire francilien.

Répartition des vaches et des vacheries à Paris (février-mai 1800) selon l’enquête Frtémy.
Réalisation : Bertrand Dumenieu, Centre de recherches historiques. (Thomas Le Roux, 2021)

Sources

Lataste, Dominique (2024) Mieux accompagner l’installation agricole : proposition d’une typologie des candidats hors cadre familial. Entreprendre & Innover shs.cairn.info
Degen, Raphaëlle (2025) Les freins rencontrés par les porteur.euses de projet en élevage biologique : une étude de cas en Île-de-France. Sous la direction de Dubrulle Jonathan. Université Paris-Saclay.

* Non Issu·e du Milieu Agricole ** Aide à l’Installation Jeune Agriculteur
*** Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole

 

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Exposition À la rencontre de l’élevage paysan en Île-de-France
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Un kit de médiation sur l’élevage en Île-de-France et son histoire
: Susciter des vocations...
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La création de l’association Abiosol en 2017 achève de formaliser le partenariat entre les structures membres et permet de recruter la première salariée l’année suivante.
Fort de 15 ans de travail partenarial, Abiosol peut judicieusement adresser les porteurs de projets en fonction de leurs besoins vers le bon interlocuteur, et coordonner l’action de tous-tes autour des projets d’installation. Les structures membres sont aujourd’hui Terre de Liens Île-de-France, le Réseau AMAP Île-de-France et la couveuse d’activité et coopérative agricole Les Champs des Possibles, hébergeant également l’AFOCG IdF. Sollicité par de plus en plus de cédant.e.s cherchant à transmettre leur ferme, et suite à plusieurs années d’un travail de recherche de financement, Abiosol ouvre enfin en 2025 un poste de Chargée de mission Transmission, visant à structurer et animer un dispositif d’accompagnement des transmissions.

 

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Présentation du kit de médiation
Modalités de prêt sur demande auprès de : anna@abiosol.org

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Merci aux paysan·nes ayant accepté de nous accueillir :

Lise Debout, Ferme de Retal, à Liverdy-en-Brie (77)
Camille et Nicolas Grymonprez, Ferme Sainte Colombe, à Saint-Mars-Vieux-Maisons (77)
Pierre-Nicolas Grisel, Ferme L’Orée de Milly, à Milly-la-Forêt (91)
Claudie et Marjolaine Le Queré, Ferme de la Noue, à La Celle-les-Bordes (78)

Photographies : Alexandra Serrano
Prises de son et montage : Radio Raptz (Pierre Petiote, Clément Giroux)
Dispositif sonore : Federico Rodriguez Jimenez
Réflexion sur la médiation, rédaction du kit, relecture : Joana Monnétreau, Raphaëlle Degen, Yaëll Tonnin, Dominique Abada-Simon

Ce projet a reçu un soutien financier de la Région Île-de-France, à travers l’appel à projet
Parler d’agriculture aux Franciliens et de la Ville de Paris, à travers le dispositif Paris Fertile.


devenirpaysan-idf.org