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L’année 2025 s’inscrit dans un contexte de tensions
climatiques et sociales accrues. Les premiers mois ont été
marqués par des épisodes de sécheresse inhabituels
en Île-de-France, confirmant la nécessité d’adapter
durablement les modes de vie et les politiques publiques. À Grand
Paris Sud, les actions engagées traduisent cette volonté
d’agir sans attendre, en conciliant sobriété, solidarité
et innovation. Ce Rapport développement durable 2025 présente
les réalisations en cours et les projets programmés cette
année. Il témoigne d’un territoire en mouvement :
des dispositifs structurants comme le fonds Communes fertiles,
lancé fin 2024, pour favoriser l’agriculture de proximité,
les premières expérimentations de collecte des biodéchets,
la modernisation continue des réseaux d’eau et de chaleur,
ou encore le développement de nouvelles liaisons cyclables.
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Énergie
et climat : un territoire sobre et producteur |
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| Réseaux
de chaleur : l’essor continue en 2025
Les
réseaux de chaleur à Grand Paris Sud, c’est
un maillage de près de 80 km de canalisations qui achemine
la chaleur dans 42 000 - équivalents - logements raccordés,
permettant d’éviter le rejet de 80 000 tonnes de
CO2 dans l’atmosphère.
Le
territoire compte actuellement cinq réseaux de chaleur
distincts, dont quatre réseaux publics gérés
par Grand Paris Sud : Grand Paris Sud Énergie Positive,
déployé à Évry-Courcouronnes, celui
du Grand Parc, à Bondoufle, Val de Ris, à Ris-Orangis,
et celui situé à cheval sur Ris-Orangis et Grigny,
géré par la Société d’Exploitation
des Energies Renouvelables (SEER), dont l’intercommunalité
est actionnaire.
L’Agglomération
s’est fixé pour objectif de réduire de 45
% ses émissions de gaz à effet de serre entre 2013
et 2030 et ces réseaux en constituent un levier majeur.
Cette
énergie est renouvelable ou récupérée
:
-
grâce à la valorisation énergétique
obtenue par la combustion des déchets ;
-
avec la biomasse, en brûlant du bois non traité
dans nos chaufferies locales, permettant d’alimenter
entre autres le groupe scolaire de Bondoufle ;
-
par la géothermie, qui capte la chaleur naturellement
présente dans le sol pour la redistribuer.
À
Évry-Courcouronnes, après une année 2024
marquée par l’intégration de la géothermie
au sein du mix énergétique - 75 % d’énergies
renouvelables et de récupération - venant alimenter
le réseau GPS Energie positive, ce dernier a poursuivi
son déploiement avec le raccordement de nouveaux bâtiments
tertiaires. À terme, ce seront plus de 25 000 équivalents-logements
qui seront chauffés via ce dispositif.
À
Bondoufle, les travaux d’extension du réseau se sont
poursuivis, et ont permis de raccorder près de 100 nouveaux
équivalents-logements cette année, amenant le total
à environ 1 200 desservis.
À
Lisses, un data center, porté par la société
Cloud HQ, a été inauguré en juin. La récupération
de la chaleur fatale qu’il produit viendra alimenter dans
un premier temps la ZAC des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes,
ainsi que des bâtiments publics, soit le raccordement d’environ
1 500 - équivalents - logements. À terme, ce seront
jusqu’à 7 000 équivalents logements qui seront
alimentés dans la commune et aux alentours via ce nouveau
réseau de chaleur
en cours de création.
Géothermie
: une ressource locale mobilisée avec la SEER
À
l’occasion des 10 ans de la SEER, fin 2024, l’Agglomération,
qui est entrée au capital de la structure l’an dernier,
a officialisé le contrat d’exploitation du réseau
de chaleur pour les 8 prochaines années. Actuellement,
ce dernier s’étend sur 27 kilomètres, dans
plusieurs communes comme Grigny, Viry-Châtillon, Fleury-Mérogis,
Ris-Orangis et Sainte-Geneviève-des-Bois. Ce réseau
permet de distribuer 130 GWh par an à environ 23 000 logements.
Un
projet d’extension a été lancé fin
2024, incluant l’installation d’une nouvelle centrale
de géothermie profonde, la densification du réseau
de chaleur existant, et son extension sur les villes de Morsang-sur-Orge,
Savigny-sur-Orge et Saint-Michel-sur-Orge, permettant d’éviter
l’émission de plus de 27 000 tonnes de CO2 chaque
année. Les travaux d’extension se termineront en
2028, date de mise en service de la nouvelle centrale de géothermie
située à Viry-Châtillon.
D’ici
2032, le réseau atteindra 65 kilomètres de long,
et desservira environ 72 000 logements. Sa capacité de
production est estimée à 437 GWh par an. |
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| À
noter
Un
méthaniseur pour les biodéchets a été
inauguré en septembre 2025
au centre de tri de Vert-le-Grand, avec le soutien de l’Agglomération. |
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| Chiffres
clés
5
réseaux de chaleur
Objectif
2013-2030
: baisse de 45 % des émissions de gaz à effet de
serre |
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| Habiter
et se déplacer autrement |
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Quartiers
en transition
À
Moissy-Cramayel, les travaux préparatoires à la
démolition de la Résidence du Parc, en entrée
de ville, ont connu des avancées significatives, comme
ont pu le constater techniciens et élus réunis pour
une visite de chantier en juin 2025. Les réseaux d’assainissement
de la rue du Parc ont été entièrement renouvelés
et renforcés avec des canalisations d’eaux usées
et pluviales plus performantes, plus durables, étanches,
et adaptées aux futurs aménagements urbains. Ces
nouvelles canalisations assureront un meilleur écoulement,
et limiteront les risques de fuites.
À
Évry-Courcouronnes, la création de l’écoquartier
Les Horizons, dans la continuité du quartier du Canal,
s’est poursuivie en 2025. Les travaux visant à transformer
le bâtiment historique de l’ancien hôpital Louise
Michel - appelé aussi Tour H - en logements, ont
démarré. Plusieurs chantiers d’aménagement
ont été menés pour raccorder le futur secteur
aux différents réseaux - eau, assainissement, électricité…
- avant la construction de nouveaux logements.
Après
trois ans de travaux, le quartier du Bras de Fer, également
à Évry-Courcouronnes, a continué sa mue,
pour devenir un véritable pôle de vie, moderne et
connecté. Fin septembre, la gare, totalement réhabilitée,
et les espaces publics du secteur, ont été inaugurés.
Les infrastructures comprennent un parking vélo sécurisé
de 60 places, de nouveaux quais pour les bus visant à accueillir
le futur Tzen 4 en 2026, le réaménagement de la
place du 19 mars 1962, avec des cheminements piétons, des
nouveaux espaces verts et une aire de jeux, ainsi que des boulevards
transformés, plus agréables pour les piétons
et les cyclistes.
Parallèlement,
à Grigny, la rénovation urbaine des grands ensembles
de Grigny 2 et de la Grande Borne s’est poursuivie. En 2025,
à la Grande Borne, les travaux ont par exemple porté
sur la réhabilitation énergétique des immeubles
et l’amélioration des mobilités, en lien avec
le tramtrain T12. Ces projets, menés en partenariat avec
l’ANRU et les bailleurs, s’étaleront jusqu’en
2027, mais ont connu en 2025 des avancées concrètes
: isolation thermique, ravalements, démolition du secteur
de la treille, ou encore réaménagements d’espaces
publics.
Rénovation
énergétique de l’habitat : une dynamique maintenue
La
transition énergétique passe aussi par l’accompagnement
des particuliers et copropriétés. Grand Paris Sud
s’appuie sur des dispositifs et partenaires solides pour
la mise en oeuvre de ses actions.
Le
déploiement du Plan énergie patrimoine (PEP) 2,
à destination des copropriétés, s’est
poursuivi avec, notamment, l’accompagnement de plus de 300
ménages dès le premier semestre, pour un objectif
de 600 sur l’année. En parallèle, le Programme
opérationnel de prévention et d’accompagnement
en copropriété (POPAC), outil permettant de prévenir
les dysfonctionnements pouvant apparaître dans les bâtiments,
a proposé conseils et sessions d’information sur
tout le territoire, tout au long de l’année. Par
exemple, elle proposait une formation intitulée Mes
droits et obligations/nouvelles copropriétés
le 6 novembre 2025, à Bondoufle.
L’Agence
locale de l’énergie et du climat (ALEC) Sud Parisienne,
le guichet unique pour la rénovation de l’habitat
de l’agglomération, a multiplié les actions
et rendez-vous avec les différents publics concernés,
elle qui accompagne les particuliers, copropriétés
et collectivités du territoire dans leurs projets. Outre
les opérations de terrain qu’elle mène pour
guider ses interlocuteurs dans leurs démarches, elle a
proposé de nombreux temps d’échanges tout
au long de l’année. Elle a ainsi proposé une
conférence, Mon logement face au défi énergétique
à Villabé le 15 octobre, et un atelier Matériaux
biosourcés à Évry-Courcouronnes le 7
novembre.
L’ensemble
de ces actions vise à massifier la rénovation énergétique
et à réduire les consommations, alors que les factures
de chauffage restent un sujet sensible pour de nombreux foyers. |
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Chiffres
clés
18
quartiers prioritaires de la politique de la ville
9
quartiers ciblés au titre
du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU)
Pres
de 815 M€ de concours financiers de l’ANRU
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Chiffres
clés
600
foyers accompagnés dans le cadre du PEP 2
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Mobilités
: des infrastructures qui évoluent en 2025
La
mobilité durable est restée une priorité
en 2025, avec plusieurs réalisations visibles.
De
nouveaux aménagements cyclables sont venus s’ajouter
aux 468 kilomètres praticables à vélo déjà
présents sur tout le territoire de Grand Paris Sud :
-
Une nouvelle liaison cyclable d’environ 2 km reliant
Saint-Pierre-du-Perray à Lieusaint et le secteur de
Carré Sénart a été créée
via une piste sécurisée, grâce à
l’installation de bordures séparatives.
-
Le réseau cyclable s’est enrichi aussi à
Savigny-le-Temple. L’avenue du Clocher, dans le centre-ville
de la commune, est désormais équipée
d’aménagements cyclables, qui permettent notamment
de se rendre au collège la Grange du Bois, de rallier
des espaces naturels, dont le parc des sports Jean Bouin,
et d’aller jusqu’aux voies vertes de la D151.
Par ailleurs, les travaux d’une voie verte permettant
de relier le hameau de Noisement au centre-ville à
pied ou à vélo sont en cours.
-
Entre Réau et Vert-Saint-Denis, une Chaussée
à Voie Centrale Banalisée (CVCB), ou chaucidou,
a été créée pour favoriser une
cohabitation plus fluide entre vélos et voitures. Le
principe : une voie centrale pour les voitures et deux rives
latérales, partagées entre vélos et véhicules
lors des dépassements. Les cyclistes y sont prioritaires.
-
À
Évry-Courcouronnes, la création d’une
voie verte avenue de la Petite Reine vient de s’achever.
Elle comble une discontinuité et facilite les déplacements
du quotidien.
-
À
Étiolles, la création d’une voie verte
route de Jarcy permet de résorber une discontinuité
cyclable.
Des
actions menées dans le cadre du Plan Vélo de l’Agglomération,
saluées dans le dernier baromètre vélo de
la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB). |
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| Chiffres
clés
468
km praticables à vélo
32 ateliers de co-réparation
377 vélos remis en état |
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| À
noter
32
ateliers de coréparation vélo ont été
menés tout au long de l’année, en partenariat
avec ProVelo Sud IDF, avec, à la clé, 377 vélos
remis en état. |
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| Transports
collectifs
Les
transports en site propre ont poursuivi leur développement.
L’arrivée du Tzen 2, qui reliera le Carré
Sénart, à Lieusaint, à la gare de Melun,
n’est prévu qu’à l’horizon 2031,
mais d’importants travaux se sont poursuivis à Savigny-le-Temple
et en périphérie de Melun. Pour le Tzen 4, qui reliera
Viry-Châtillon à Corbeil-Essonnes, la mise en service
est imminente. Les travaux sont terminés, et des tests
ont été menés depuis l’été,
permettant de voir ponctuellement passer les rames dans les quatre
communes de Grand Paris Sud concernées : Corbeil-Essonnes,
Évry-Courcouronnes, Grigny et Ris-Orangis.
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Réemploi
dans le bâtiment : une montée en puissance
Grand
Paris Sud s’affirme comme un territoire pilote en matière
d’économie circulaire dans le BTP. En 2025, plusieurs
chantiers intégrant des dispositifs de réemploi
de matériaux se sont poursuivis sur tout le territoire,
souvent dans le cadre de projets de rénovation urbaine
soutenus par l’ANRU. Parmi eux, l’ambitieux chantier
du secteur Desaix, à Évry-Courcouronnes, s’est
poursuivi avec la démolition des parkings, visant à
créer des continuités, et un réseau de rues
reliant le quartier à la station TZEN 4 des Miroirs. Les
matériaux de déconstruction - béton, terres
végétales - sont réutilisés sur place. |
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| Éclairage
public : sobriété et innovation
La
modernisation de l’éclairage public s’est poursuivie
en 2025. Près de 2 000 points lumineux ont été
remplacés par des LED au cours de l’année.
Objectif : une réduction de 40 % de la consommation énergétique
sur les secteurs concernés.
Parmi
les principaux chantiers, celui du Carré Sénart
est à souligner : une nacelle a dû être déployée
à 70 mètres de hauteur pour remplacer les lanternes
des 5 grands mâts lumineux situés sur les parkings
- cinéma, restaurants, bowling -, pour un éclairage
plus performant et de meilleure qualité, un renforcement
de la sécurité sur la zone et des économies
d’énergie. Dans la foulée, 500 lampes de candélabres
ont été progressivement été abaissées
et remplacées, afin d’adapter l’éclairage
aux arbres qui ont poussé depuis 25 ans. 500 autres seront
traitées en 2026.
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.....
.Rapport
Développement Durable de Grand-Paris-Sud
............
Au-delà des infrastructures,
2025 est aussi l’année d’une mobilisation
renforcée : des habitants impliqués
dans des démarches participatives - animations
scolaires, ateliers pédagogiques, événements
autour de l’environnement… -, des entreprises
qui confirment leur engagement en faveur de la Charte
Entreprises et Territoire et des agents de
l’Agglomération engagés dans la
transition via le numérique responsable ou
la mobilité durable.
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....
Le
rapport développement durable en bref
Prévu
par la loi Grenelle II (12 juillet 2010), le rapport développement
durable doit être présenté chaque
année en parallèle du débat d’orientation
budgétaire. Il met en perspective les actions conduites
par la collectivité au regard des cinq finalités
du développement durable :
-
lutter contre le changement climatique et protéger
l’atmosphère ;
-
préserver la biodiversité, les milieux
et les ressources ;
-
assurer la cohésion sociale et la solidarité
-
permettre l’épanouissement de tous les
êtres humains ;
-
développer des modes de production et de consommation
responsables.
Directeur
de publication : Michel Bisson
Rédaction : Nicolas Alix, Sara Thiriat
Photographies : Vincent Bornet, François-Romain
Couetdic, Charlotte Collas, Lionel Antony
Réalisation : Service Rédaction/Médias
grandparissud.fr |
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