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Non exhaustif, ce kit de médiation vise à apporter quelques
informations contextuelles sur l’élevage en Île-de-France
et son histoire, afin d’accompagner le public et les médiateur·ices
dans leur compréhension de l’exposition. Que cultive-t-on
en Île-de-France ? La moitié de la surface régionale
est dédiée à l'agriculture, soit 569 000 hectares,
et compte 4 500 fermes. Elles produisent des céréales en
grande majorité, mais aussi des légumes - maraîchage
- et des fruits : arboriculture. Les fermes d'élevage sont encore
présentes, mais restent peu nombreuses (6%) et se concentrent plutôt
à l'est et à l'ouest de la région. Parmi ces fermes,
130 ont choisi la voie de l'agriculture paysane et biologique. Cette exposition
vous emmène à la rencontre de femmes et d'hommes aux parcours
divers, qui ont fait le choix de maintenir vivant un élevage paysan,
respectueux des équilibres naturels, du bien être animal,
des sols et du lien au territoire.
| Présentation
d’Abiosol
et de
l’exposition |
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| Abiosol
Abiosol
oriente depuis 2009 des candidat·es à l’installation
agricole en Île-de- France, candidat·es notamment
non issu·es du milieu agricole, en leur proposant un accompagnement,
des formations et un appui dans leur recherche de foncier, de
débouchés, grâce à l’action conjointe
de ses trois membres fondateurs : le Réseau AMAP Île-de-France,
Terre de Liens Île-de- France, et Les Champs des Possibles.
Depuis 2020, Abiosol déploie des actions de découverte
des métiers paysans auprès des Francilien·nes,
afin de faire connaître les réseaux agricoles de
la région, sensibiliser aux liens fragiles entre agriculture
et alimentation et peut-être susciter des vocations !
L'exposition
L’exposition
se compose de quatre séries de photographies, réalisées
par Alexandra Serrano, proposant chacune un focus sur une ferme
francilienne pratiquant l’élevage paysan et biologique.
Chaque série comprend :
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©
Alexandra Serrano
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| Ferme
de la Noue (78)

Claudie
et Marjolaine : l’histoire d’une ferme transmise
de mère en fille. Un métier diversifié, au
rythme des animaux. Naissances en série. Fromages de chèvre
BIO - Viande agneau BIO et porc BIO - Jus de pomme.
À
la Noue, vous attendent une
soixantaine de chèvres alpines et leur bouc. Vous pourrez
voir la fromagerie et découvrir notre gamme de fromages
de chèvre. 200 brebis de race Black-face et leurs béliers
et agneaux. Vous pourrez réserver des caissettes de viande.
Des cochons nourris au petit lait de la fromagerie. caissettes
de viande également à réserver. Tous, élevés
en plein air et certifiés en agriculture Biologique.
Vente à la ferme et en AMAP. |
Ferme
Sainte Colombe (77)

Camille
et Nicolas : des éleveur.euses bien dans leurs bottes.
Visite de la ferme. Une ferme et de nombreux acteurs derrière.
Au
milieu du futur parc naturel régional Brie et deux
Morin sont logées une trentaine de montbéliardes.
La production de lait est ensuite valorisée crue en fromages
blancs ou en fromages : frais, Coulommiers, Brie, tomme... La
Montbéliarde, robuste et élégante, fait
partie de la famille pie rouge. Elle est sélectionnée
depuis le XIXème siècle pour ses qualités
laitières. Vous la reconnaîtrez facilement par
sa robe tachetée rouge acajou. Une centaine d'hectares
de prairies et de céréales nourrissent les demoiselles
pie-rouge toute l'année.
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Ferme
de Retal (77)

Lise
: éleveuse et tisserande libre.
Tisser la laine. Un projet local et collectif.
Nous
sommes Lise, Samuël et Sylvie, nous produisons des légumineuses
et des céréales que nous transformons en farines
puis en pains à la ferme. Nous élevons aussi des
brebis Shetland, dont nous tissons la laine à la ferme
sur des métiers manuels. Des tissus haut de gamme 100%
laine, tissés à la main et réalisés
à partir de la laine produite sur place. Ce que les Hommes
font depuis des millénaires : coopérer avec les
bêtes, tisser leurs toisons et créer des formes.
Enfin, nous avons une petite production d’aromates fraîches.
Toutes nos productions sont en agriculture biologique. |
L’Orée
de Milly (91)

Pierre-Nicolas
: le parcours d’un éleveur ancré localement.
Visite de la ferme. Les clés de la réussite d’un
élevage de volailles biologique.
Au
cœur de Milly-la-Forêt, près de Fontainebleau,
notre ferme offre de la volaille bio, des fruits, des produits
locaux, ainsi qu’un gîte pour profiter d’un
cadre authentique.
Elevage biologique : garantissant des produits sains
et respectueux de l’environnement.
Variété de races : Des volailles de qualité,
notamment la célèbre gâtinaise, reconnue pour
ses qualités gustatives.
Ferme familiale : assurant un savoir-faire transmis de
génération en génération.
Ferme engagée - respect des traditions - Évènements
réguliers. |
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Modalités
de prêt |
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Durée maximale de prêt : 4 semaines, renouvelable
sur demande
Convention de prêt à signer
Conditions de transport, montage et retour
Responsabilité en cas de dégradation
: chèque de caution non encaissé d’un montant
de 2000 euros, ou remplacement et facturation au réel
des éléments dégradés d’après
les factures de fabrication
Modalités d’utilisation des éléments
sonores
Transport : Remise en main propre
Affichage
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Nombre de panneaux par série : 4
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Nombre de panneaux total : 17
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Dimensions : 70 x 50 cm (paysage)
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Matériau : Dibond
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Système d’accrochage : crochets + ficelle ou
serflex (fourni) ou autre
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Dispositif sonore
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Option 1 : Boîtier audio autonome avec haut-parleur
sortie jack pour
connecter des écouteurs ou une enceinte (piles ou batterie
rechargeable)
si possibilité d’une salle fermée
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Option 2 (simplifiée) : QR Code à flasher pour
écouter les témoignages
depuis un smartphone
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Connexion internet requise
Montage
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Temps de prémontage estimé : 1h30
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Montage conseillé à 2 personnes
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Notice de montage fournie
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Possibilité d’être accompagné·e
par un membre d’Abiosol pour l’installation
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La
place de l’élevage biologique en Île-de-France |
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Situer
démographiquement l’élevage biologique en
Île-de-France
Pour
comprendre la place de l’élevage en Île-de-France,
il est nécessaire d’avoir un panorama géographique
général de la région, puis d’analyser
la répartition des terres agricoles selon le type de cultures.
Enfin, considérant les enjeux climatiques, de biodiversité.
Reste à noter qu’il existe un enjeu important de
préservation des terres agricoles face à l’urbanisation,
avec une moyenne de 900 hectares urbanisés entre 2008 et
2012. (Jasnot, 2014). et de préservation
des ressources auxquels l’agriculture doit s’adapter,
nous nous intéressons ici à la place de l’agriculture
biologique, pour finalement apporter quelques indicateurs sur
la place de l’élevage biologique en Île-de-France.
Présentation
géographique générale
L’Île-de-France est la première région
métropolitaine de France, avec plus de 12 millions d’habitant·e·s
- 18,8% de la population totale - sur 2% du territoire (Insee,
2019).
La
région compte près de 4 425 exploitations qui occupent
encore près de la moitié du territoire francilien,
ce qui en fait une grande région agricole. Elle comprend
48% de terres agricoles, 28% d’espaces naturels, et 24%
de territoire urbain. (Agreste 2021).
Mode
d’occupation du sol (Agreste 2021) |
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| Reste
à noter qu’il existe un enjeu important de préservation
des terres agricoles face à l’urbanisation, avec
une moyenne de 900 hectares urbanisés entre 2008 et 2012.
(Jasnot, 2014) |
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©
Alexandra Serrano |

©
Photographie personnelle |
Place
prédominante des grandes cultures
Les
exploitations de grandes cultures telles que le blé,
le colza, le maïs et l’orge dominent largement le
paysage agricole francilien.
Ces
exploitations représentent 79 % des exploitations franciliennes,
et mettent en valeur 92,4 % de la surface agricole utile régionale
(SAU), tandis que l’élevage représentent
12,3 % des exploitations, chiffre en baisse (Agreste,
2021).
En
comparaison, en 2020 et sur le territoire français, l’élevage
représentait 37 % de l’ensemble des exploitations
française, avec 145 000 exploitations, tous élevages
confondus : bovins viande, lait, mixtes ; ovins ; porcins ;
volailles ; caprins. (Agreste Graphagri 2024).
La
plupart des exploitations contenant de l’élevage
sont des exploitations où les grandes cultures dominent.
Ainsi,
l’élevage permet de diversifier ces exploitations
et y joue un rôle essentiel. Ce système s’appelle
polyculture-élevage, il permet une meilleure
résilience climatique et économique, par la combinaison
de cultures végétales et de productions animales
sur une même exploitation.
C’est
un atout économique puisque ce modèle permet de
diversifier les revenus. En parallèle, l’élevage
apporte les effluents organiques - fumier, lisier - nécessaires
pour fertiliser les sols, réduisant ainsi l’utilisation
d’intrants jusqu’à 40 % (Pleinchamp,
02/2025) ; quant aux prairies et cultures - fourrages,
concentrés - elles nourrissent les animaux, formant ainsi
un cycle agroécologique.
Carte
de la répartition des élevages biologiques en
ÎDF (GAB
Région
Île-de-France,
2025)
Place
de l’agriculture biologique
L’agriculture
biologique représente en 2024, 6,8 % de la SAU régionale,
qui la place au 11ème rang français. Parmi ces
surfaces, 37,8 % sont en cours de conversion. Les exploitations
en AB représentent 15,2 % des exploitations, dont 39
% en grande culture et 33,6 % en production de légumes.
Le nombre de fermes engagées dans la production biologique
continue d’augmenter, mais à un rythme moins important
que les années précédentes. En revanche,
le taux d’évolution des surfaces en agriculture
biologique est pour la première fois négatif,
en 2025. Toutefois, il reste supérieur au taux d’évolution
national. (GAB Région
Île-de-France, 2025).
Place
de l’élevage biologique
La
polyculture-élevage et l’élevage bio représentent
8,5 % des exploitations bio d’Île-de-France, dont
plus de la moitié sont situées en Seine et Marne
(77) (GAB Région Île-de-France,
2024), contre 39,9 % des exploitations en grandes cultures,
suivies de 32,8 % des exploitations en production de légumes.
L’élevage
biologique permet de répondre aux besoins d’une
consommation locale et aux enjeux de diversification des exploitations
grâce à la polyculture-élevage.
En
Île-de-France, l’élevage biologique ne représente
qu’une petite partie des exploitations, tant par la faible
proportion des exploitations en agriculture biologique –
bien qu’en augmentation - que par la faible part de l’élevage
lui-même dans ces exploitations.
Ce
phénomène est notamment dû à la place
prédominante des grandes cultures, plus rentables et
correspondant mieux au modèle mécanisé
et industriel mis en avant par les différentes réformes
agricoles depuis le XXe siècle, dont le remembrement
est un exemple. Nous verrons donc l’impact de la spécialisation
agricole en France, et spécifiquement en Île-de-France.
Part
des différentes productions d’élevage bio
en Île-de-France
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.....
.À
la rencontre de l’élevage paysan en Île-de-France
..
Kit
de médiation pour une exposition à voir
et à entendre
............
Cette exposition photographique
et sonore nous emmène à la rencontre
de 4 fermes pratiquant l’élevage paysan
en Île-de-France.
Les images immortalisant le quotidien de ces fermes
engagées sont augmentées par des ambiances
sonores et les récits de parcours des éleveurs
et éleveuses, pour la plupart issu.es d’une
reconversion professionnelle. Elle a pour vocation
de tourner dans les médiathèques et
autres tiers-lieux engagés et peut être
consultée lors de nos forums des métiers.
Modalités de prêt sur demande auprès
de : anna@abiosol.org.
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Merci
aux paysan·nes ayant accepté de nous accueillir
:
- Lise
Debout,
Ferme de Retal, située à Liverdy-en-Brie
(77)
- Camille
et Nicolas Grymonprez,
Ferme Sainte Colombe, située à Saint-Mars-Vieux-Maisons
(77)
- Pierre-Nicolas
Grisel, Ferme L’Orée de Milly, située
à Milly-la-Forêt (91)
- Claudie
et Marjolaine Le Queré,
Ferme de la Noue, située à La Celle-les-Bordes
(78)
Photographies
: Alexandra Serrano - Prises de son et montage
: Radio Raptz - Pierre Petiote, Clément Giroux
Dispositif sonore : Federico Rodriguez Jimenez
- Réflexion sur la médiation, rédaction
du kit, relecture : Joana Monnétreau,
Raphaëlle Degen, Yaëll Tonnin, Dominique Abada-Simon
Ce
projet a reçu un soutien financier de la Région
Île-de-France, à travers l’appel à
projet Parler d’agriculture aux Franciliens,
et de la Ville de Paris, à travers le dispositif
Paris Fertile.
devenirpaysan-idf.org |
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