URBANISME-ESPACES VERTS
UNE
La Région aide au renouvellement urbain de Paris

La Région a signé en décembre 2000 un Contrat de ville avec Paris, dans lequel elle s'est engagée à hauteur de 101,84 M€ (668 MF) à soutenir les opérations d'aménagement urbain et de développement socio-économique sur 11 quartiers prioritaires.
La nouvelle municipalité souhaite renforcer cette ambition par la mise en œuvre d'un Grand projet de Renouvellement Urbain (GPRU). Pour l'aider dans sa volonté de transformer les quartiers les plus déqualifiés de la capitale, la Région a voté aujourd'hui sa participation à ce nouveau projet.

Quatre nouveaux secteurs sont concernés :

  • la porte de Montreuil, dans le XXème arrt,
  • la porte de Vincennes (XIIème et XXème arrts),
  • la porte de la Chapelle/porte d'Aubervilliers/porte de la Villette (XVIIIème et XIXème arrts),
  • la porte des Lilas (XIXème et XXème arrts).

8 grands territoires de projets Les Olympiades (?, NDLR) :

  • le secteur Bédier-Boutroux,
  • la porte de Vanves,
  • la porte Pouchet,
  • la porte de Clignancourt,
  • la porte des Lilas,
  • la cité Michelet et les terrains du nord-est de la porte de la Chapelle à la porte de la Villette,
  • le quartier Saint-Blais,
  • le groupe Patrice de la Tour du Pin (?, NDLR) et les portes de Montreuil et de Vincennes.

Trois dispositifs pour faciliter l'intégration des personnes en difficultés

Sur ces territoires, la Région aidera la ville à développer de nouveaux dispositifs de médiation et d'intégration des populations les plus démunies :

  • le recrutement de 500 médiateurs via le dispositif " adultes-relais " qui permet aux associations, collectivités locales et personnes morales de droit public de recruter ces personnes. La Région prendra en charge leur formation ;
  • la création d'espaces publics numériques qui faciliteront l'accès aux technologies de l'information de personnes à faibles ressources pour des recherches d'emplois ou d'informations. La Région accompagnera ces créations dans le cadre de sa politique en faveur des NTIC ;
  • la création de 5 points d'accès au droit qui viendront compléter le dispositif actuel dont les trois Maisons de Justice et du Droit récemment créées mais qui ne couvrent pas encore la totalité des besoins. La région
    financera ces structures dans le cadre de sa politique d'accès au droit.

Un partenariat avec les bailleurs sociaux

17 bailleurs sociaux s'engagent sur les objectifs suivants :

  • améliorer la gestion de proximité pour offrir une meilleure qualité de service ;
  • améliorer la tranquillité, la sécurité et la convivialité des quartiers par le recrutement d'agents locaux de médiation sociale (ALMS) et d'adultes-relais ;
  • assurer l'entretien du patrimoine, les travaux de réhabilitation et la requalification des espaces extérieurs ;
  • faciliter l'implantation d'activités en pieds d'immeubles par l'aménagement de locaux commerciaux ou associatifs à loyers attractifs ;
  • aider à l'insertion professionnelle par l'introduction de clauses sociales dans les marchés.

La Région accompagnera ce GPRU dans le cadre des enveloppes financières inscrites au Contrat de ville ainsi que par la mobilisation des crédits de droit commun, en particulier au titre du contrat particulier Ville-Région en cours d'élaboration.


Raccordement d'immeubles au réseau de chaleur à Créteil

Afin de développer les énergies locales et renouvelables pour réduire l'effet de serre, dans le cadre de la politique régionale de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies locales et renouvelables, Alain Rist, vice-président chargé de l'environnement, a aujourd'hui fait voter une aide de 21 346 € pour le projet de raccordement au réseau de chaleur de logements et à terme d'une école à Créteil, dans le Val-de-Marne. Ce raccordement va permettre le chauffage et la production d'eau chaude de l'habitat à moindre coût.

Le réseau de chaleur de la ville de Créteil est alimenté principalement par la géothermie et le gaz naturel.
La source géothermale de Créteil est exploitée depuis 1985.

Les habitations concernées

  • les bâtiments de l'ensemble immobilier de la Habette, soit 488 logements, construits en 1970, aujourd'hui chauffés au fioul et à l'électricité ;
  • l'école de la Habette, actuellement chauffée au fioul ;
  • les 204 logements des Coteaux majoritairement chauffés au gaz.

Les économies réalisées

Le coût actuel d'exploitation est de 283 745,73 € HT/an. Après raccordement au réseau de chaleur il sera de
158 621 € HT/an. L'économie réalisée sera donc de 125 K€ HT/an.

La ville de Créteil s'engage, en contrepartie de l'aide régionale, à mettre en œuvre prochainement un plan de maîtrise de l'énergie, de développement des énergies locales et renouvelables pour la réduction de l'effet de serre, sur l'ensemble de son patrimoine.

Ces deux communiqués sont l’émanation de la Commission permanente du Conseil Régional d'Ile-de-France
du 7 mars 2002 ; source : www.region-iledefrance.com



Une Charte pour l'Environnement à Montreuil

A la suite du sommet de la Terre à Rio en 1992, la ville voulait s'engager plus fortement autour des questions
environnementales que ne le permettait le précédent Plan Municipal d'Environnement. Montreuil signe donc avec l'Etat une Charte pour l'Environnement le 21 octobre 1994.

Une démarche globale

La Charte est une démarche de prise en compte globale et cohérente de la vie de la cité à travers trois axes :

  • Un développement urbain et économique, équilibré et respectueux de l'environnement
  • Une gestion économe du territoire
  • Une démarche participative de démocratie locale

C'est l'engagement de la municipalité dans un projet de ville visant à la réalisation d'un environnement de meilleure qualité, d'un développement économe des ressources naturelles, du développement des solidarités,
d'un développement respectueux des conditions de vie des générations futures.
Pour ce faire, elle s’est dotée de véritables outils : le Conseil Local de l’Environnement (CLE) et la mission
environnement.

Financement

Les actions retenues sont subventionnées par l'Etat à 50 % lorsque ce sont des études, et à 30 % lorsque ce sont
des investissements.

Composition du comité de pilotage :

  • Le Préfet de la Seine-Saint-Denis
  • La Direction Régionale de l’Environnement
  • Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis
  • La Direction Départementale de l’Equipement
  • Les associations membres du CLE

Actions prévues dans le cadre de la Charte réalisées entre 94 et 97* pour un développement urbain et
économique, équilibré et respectueux de l'environnement :

  • Etudes pour l'aménagement du secteur des murs à pêches :
    - étude anthropologique
    - étude faune/flore
  • Etudes pour l'aménagement du parc des Beaumonts
    - étude faune/flore
    - aménagement du parc des Beaumonts (les travaux ont débutés en août 98)
  • Isolation des restaurants scolaires
  • Création de jardins familiaux
  • Une gestion économe du territoire
  • Mise en place de la collecte sélective des déchets ménagers
  • Collecte des déchets toxiques des ménages
  • Création d'une déchetterie
  • Une démarche participative de démocratie locale
  • Création d'une direction de l'environnement, devenue la mission environnement
  • Création d'un poste de chargé de mission environnement
  • Création d'un Conseil Local de l'Environnement
  • Organisation des Journées de l'environnement : devenues depuis 1997 la semaine de l'environnement

* liste non exhaustive, classée selon les trois thèmes de travail définis

source : mission environnement de la ville de Montreuil : www.mairie-montreuil93.fr



Les murs à pêchers, vestiges pittoresques du Montreuil horticole

L'origine de la culture à Montreuil remonte aux temps les plus reculés : en 1113, les religieux des abbayes de
Saint-Victor et de Saint-Antoine cultivaient déjà de grands domaines. Mais c'est la culture de la pêche, du XVIème à
la fin du XIXème siècle, qui fait la renommée de la ville.

Une situation géographique locale favorable

Une grande partie de la ville est située sur une pente orientée vers le sud, procurant ainsi un bon ensoleillement.
Les horticulteurs et arboriculteurs de la ville ont su en tirer profit pour créer un bioclimat favorable aux pêches de
Montreuil : ils ont construit des murs faits de "tous petits moellons et plâtras maçonnés avec du plâtre" qui permettent d'emmagasiner la chaleur le jour pour la restituer la nuit. La température diurne ambiante était ainsi supérieure de 7 à 10° C à la température hors des murs.

L'orientation des murs était parfaitement calculée pour tenir compte de la pente et de l'ensoleillement. Parallèles entre eux, hauts de 2,65 à 2,70 m, d'une épaisseur de 35 cm et posés sur des fondations de 40 à 50 cm de profondeur, ils étaient séparés les uns des autres par une dizaine de mètres. La longueur d'une parcelle pouvait atteindre 200 m. Les paysans construisaient ces murs sur le principe d'une alternance de cailloux et de plâtre.
Entre deux parements de moellons de pierre, on bourrait de gravats. Le tout était enduit de "gros plâtre" sur une
épaisseur de 2 à 3 cm dans lequel on plantait les clous à palisser. Des chaperons en plâtre ou en tuile couvraient les murs. Des tablettes en planches de Lorraine (4 m X 0,30 m) fixées sous les chaperons protégeaient les arbres des intempéries, notamment du gel.

Des matériaux de base pour la construction de ces murs facilement disponibles et bon marchés
Le silex et le gypse - à partir duquel on fabrique le plâtre -se trouvaient dans le sous-sol de la ville, quelquefois dans les marcelles même mais étaient généralement tirées des carrières locales qui deviendront les actuels parcs des Beaumonts et Guilands, ex-"Buttes à Morel".

La proximité du lieu d'écoulement de la production
Chaque jour, des Montreuilloises, chargées de paniers de fruits, des "noguets", se rendaient aux Halles de Paris où un espace, un "carreau", leur était réservé. Elles y vendaient des fruits mais aussi des légumes et des fleurs, qu'on faisaient pousser dans les jardins entre les murs.

Un jardin qui a fondé la ville

En 1880, c'est l'apogée de la culture des pêches avec 17 millions de fruits produits.
Après cette date on ne construit plus de murs et la culture horticole montreuilloise décline, menacée par le
développement des transports qui mettent directement Montreuil en concurrence avec les villes du midi.
L'économie de la ville se tourne alors vers le travail du bois puis de la mécanique.

Aujourd'hui, même si la culture des pêches a disparu dans un paysage urbain dense, l'empreinte de cette horticulture particulière est encore visible dans la ville :

Les murs
On retrouve encore un peu partout à Montreuil, au fond des jardins, des murs ou des morceaux de murs, plus ou moins entretenus ou recouverts de végétation.

Les maisons d'horticulteurs
Quelques maisons traditionnelles subsistent : on les reconnait à la lucarne dont la poulie permettait de rentrer les fruits au grenier, au porche pour accéder à la cour, aux persiennes en bois : rues pépin, de rosny, rochebrune...
Certaines rues sont constituées de maisons juxtaposées dont les façades mesurent dix mètres de largeur. Ces
constructions se sont tout simplement insérées dans les parcelles longues et étroites.

Les rues et passages
La trame des voies héritée des anciens chemins ruraux subsiste également. De nombreuses rues portent encore les noms des jardiniers qui ont participé à la renommée horticole de Montreuil :

  • Pépin
  • Girardot
  • Alexis Lepère

La ville compte encore également de nombreux passages, villas, impasses, souvent pavés, anciennes voies d'accès aux parcelles agricoles.

Seul, le centre ville, bouleversé par de grandes opérations urbaines dans les années 60 - tours, barres, dalles - a perdu totalement ce rapport à l'histoire.

Présentation de l'étude du "Patrimoine naturel des Murs à Pêches", de Thomas Rossy

L’objectif général de cette étude était d’apporter des éléments à la réflexion pour que le patrimoine naturel du site des murs à pêches puisse être effectivement pris en compte dans le projet global d’aménagement.
Sachant que tout ne peut pas être préservé, la première approche opérationnelle visait à repérer, dans ce périmètre, les surfaces et les structures les plus intéressantes au titre de l’écologie, qui pourraient mériter d’être "épargnées " par le développement urbain, en fonction de leur compatibilité avec le mode d'urbanisation prévu, ou qui pourraient éventuellement être aménagées ou valorisées.
Par ailleurs, il s’agissait de définir, sous l’angle du patrimoine naturel, différents concepts de valorisation et d’aménagement possibles pour cet espace, qui garantissent le maintien ou la création d’une richesse naturelle
importante, tout en étant à la fois attractifs et accessibles au public, et compatibles avec un futur schéma d’aménagement.
Les conditions géologiques, hydrogéologiques et pédologiques sont d’abord étudiées.

La flore

Pour la flore, le rapport met en évidence les éléments suivants :

Une diversité qui est surtout interparcellaire, liée à l’histoire des parcelles, au morcellement important de la propriété (avec la présence de friches d’âge très différent sur des surfaces proches, provenant d’usages et de dates d’abandon très divers d’une parcelle à l’autre) ainsi qu’à la présence des murs, limitant l’effet des plantes envahissantes et l’homogénéisation du milieu.
Le phénomène a en même temps ses limites : lorsque les parcelles ont une surface très faible, la diversité finit en effet par décroître.

Une richesse spécifique plutôt faible par comparaison à d’autres friches franciliennes dans le même contexte. Les
éléments explicatifs sont certainement en rapport avec l’activité agricole passée très intensive (utilisations de
matière fertilisantes et de traitements phytosanitaires), avec la pauvreté des stocks grainiers qui en a résulté au
moment de l’abandon des parcelles et avec l’effet des murs, isolant chaque surface d’autres terrains représentant des apports potentiels.

Une présence très intéressante de plantes relictuelles, en provenance des jardins et de l’agriculture

Une présence de plantes associées au micro-climat créé par les murs
Bien qu’il n’ait pas été trouvé de plantes spontanées laté-méditerranéennes, des plantes cultivées caractéristiques du pourtour méditerranéen, en relation avec l’effet climatique des murs, ont été observées.

En ce qui concerne les murs, un entretien trop suivi et régulier du linéaire ne profite pas aux plantes. Celles-ci
s’accommodent plutôt de linéaires qui ne soient pas totalement plâtrés et admettant quelques imperfections.

Une végétation associée au ru Gobétue, très intéressante sur un territoire comme celui de Montreuil (absence de cours d’eau). Le milieu est aujourd’hui relativement eutrophisé et le cours général a été perturbé par la tranchée routière de la A 186. Cette composante du milieu est à valoriser.


Un effet de masse de la végétation qui, avec 38 hectares, représente sur l’ensemble du territoire de Montreuil et de ses alentours un stock alimentaire et d’abris
C’est ce rapport végétal/bâti qui risque le plus d’être remis en cause par l’aménagement de la zone, s’il n’y a pas
une prise en compte suffisante des atouts du milieu naturel dans le projet.

La faune

En ce qui concerne la faune, l’étude conclut à l’intérêt de la zone, notamment du point de vue des insectes et
arthropodes, profitant des anfractuosités des murs et de l’effet micro-climatique.
Les oiseaux sont bien représentés dans cette zone. Les données du milieu et des observations effectuées indiquent une présence de l’avifaune sur le site qui est plus importante que celle du parc des Beaumonts, en masse et en densité.

Ceci est à rapprocher de la tranquillité des lieux - milieu moins accessible et peu fréquenté par l’homme - ainsi que de la présence d’arbres fruitiers et de multiples caches et abris fournis par la végétation et les éboulis. Par contre, la diversité des espèces est moins importante qu’aux Beaumonts.
On trouve d’une part nettement moins de grands arbres, ce qui restreint la présence d’oiseaux appréciant le milieu
boisé.
La rareté ou l’étroitesse des zones de végétation rase ne permet pas non plus la présence d’oiseaux qui nichent au sol ou qui ont besoin de surfaces dégagées garantissant un bon contrôle visuel : alouette des champs, pipit farlouse, traquet pâtre... Le terrain est plus propice au développement d’espèces comme le rouge-gorge, le rouge-queue, le troglodyte qui trouvent leur compte dans les éboulis de murs, ainsi que le grimpereau des jardins et le moineau friquet.

Globalement, pour la faune, l’eau est un facteur limitant qui doit être pris en compte, notamment si on considère
les perturbations risquant de résulter de l’urbanisation et de la suppression de certains jardins (puits). Cet élément
doit être étudié dans les propositions.
La tranquillité et la fréquentation très diffuse du secteur est par contre un facteur très positif.
Enfin, comme pour la flore, on conclut que ce ne sont pas des murs en parfait état qui profitent aux animaux. Qu’il
s’agisse des insectes, arthropodes, petits mammifères ou bien des oiseaux, la plupart d’entre eux tirent au contraire tous les avantages de la présence partielle de quelques anfractuosités et éboulis.

Récapitulatif des actions potentielles pour l’aménagement et la préservation du patrimoine naturel des
murs à pêches :

Eau souterraine

  • rétablir autant que possible la circulation des eaux souterraines lors de la remise à niveau de l’avenue paysagère
    (A 186) ;
  • limiter l’imperméabilisation du sol en utilisant des matériaux spécifiques plus ou moins perméables à l’eau pour les aires de parking et les voiries nouvellement constituées : pavés ajourés, asphalte semi-perméable...

Eau de surface

  • recréer le ru de Gobétue en déterrant son cours souterrain ;
  • végétaliser les berges du ru avec des essences locales et adaptées et locales;
  • récupérer les eaux pluviales des toits des bâtiments qui représenteront de grandes surfaces, de façon à alimenter
    le ru ;
  • créer des étangs - petites retenues artificielles - à la hauteur de l’ancienne mare de la Ferme de Saint-Antoine, à
    l'emplacement de la source actuelle du ru de Gobétue et de la future ferme d’animation.

Murs à pêches

  • maintenir ou créer quelques niches et failles lors des travaux de consolidation des murs à pêches maintenus, au
    lieu de reboucher tous les trous (plus d’abris pour la faune), sans compromettre l’équilibre d’ensemble ;
  • en cas de murs effondrés, mise en place par endroits de portions de haies vives, notamment à base d’épineux et
    de végétaux de la flore locale, au lieu de remonter des murs maçonnés, de manière à accroître l’offre alimentaire
    et les abris pour la faune ;
  • maintenir certains éboulis de murs : niche écologique ;
  • en termes de pédagogie créer une animation sur le thème de " tout ce qui pousse sur les murs " en conduisant
    diverses plantes herbacées vivaces, arbustives et arborées en espalier pour habiller les murs situés en enfilade
    dans l’axe des cheminements ;
  • mettre en scène l’effet micro-climatique et les différences thermiques (adret/ubac) sur le développement de la
    végétation à des fins pédagogiques ;

Liaisons vertes

  • créer un cheminement piétonnier/cycliste est-ouest le long du futur ru de Gobétue (parallèle à la rue Saint-Antoine, au Sud) permettant de joindre le parc Montreau et le parc des Beaumonts, en passant par la future ferme pédagogique située dans la zone des murs à pêches ;
  • favoriser parallèlement l’existence de liaisons végétales très importantes pour la faune ;
  • prévoir une ou plusieurs liaisons piétonnières/cyclistes Nord-Sud pour relier les futures zones urbanisées.

Patrimoine végétal

  • sauvegarder les grands arbres présents : noyer, cerisier haute tige, saule blanc, frêne, érable, tamarix... ;
  • végétalisation importante des toits plats de certains bâtiments, notamment les grandes surfaces regroupées, construits dans la zone des murs à pêches, et récupération des eaux pluviales, de manière à compenser les pertes importantes en surface végétalisées liées à l’urbanisation et à la présence nouvelle d’un milieu plus anthropisé ;
  • conforter les biotopes existants et créer de nouveaux biotopes (haies, trous de murs, ru, étang) ;
  • sauvegarder une part importante des jardins familiaux installés par la Ville ;
  • sauvegarder certaines parcelles d’arboriculture traditionnelle où la conduite des fruitiers en palissage est encore
    pratiquée.

Les murs à pêches, aujourd'hui et demain

Si les murs ne sont plus vraiment apparents, sauf sur le quartier Saint-Antoine, où l'agriculture a subsisté jusque dans les année 50, et où les terrains sont aujourd'hui en friche, ceux-ci sont cependant présents, comme murs de clôture, et surtout comme empreinte donnée à l'urbanisation, par la reprise des orientations des murs, la génération d'un système de pleins et de vides rythmés par l'intervalle des murs, par la profondeur des terrains et des îlots, au sein desquels la présence végétale est prégnante.
Ainsi a été généré un site unique, sans lotissement, dans une mutation campagne-ville particulière, que le parcellaire antérieur a façonné et a déterminé dans une variété d'usages, de fonctions, d'architectures et d'échelles.
Ce quartier, peu éloigné du centre ville de Montreuil, facilement accessible par différentes voies, joue cependant un rôle de frontière entre le centre et les quartiers périphériques. Or, une succession d'études a mis à jour la valeur écologique, culturelle et symbolique ainsi que les intérêts potentiels d'un tel site.

Le classement en zone non constructible a protégé les murs d'une urbanisation destructrice, mais pas contre le
vieillissement des matériaux ni contre les intempéries : aujourd'hui les murs s'écroulent.

Aussi, deux questions se posent aujourd'hui :

  • celle du maintien des murs privés des secteurs construits, sortes de filigrane fragile interstitiel souvent interrompu
    mais encore présent et entretenu par certains occupants qui ont même replanté des arbres en espalier ;
  • celle de l'avenir des 30 hectares de friche agricole, où les murs fragiles s'abîment faute d'entretien, et surtout à
    cause d'occupations destructrices : dépôts d'entreprises, stokages en tout genre, squats et vandalisme.

Réagir à la disparition des murs

Un arrêté du maire, signé en décembre 1997, a interdit de démolir les murs sans autorisation municipale.
Aujourd'hui, Montreuil choisit de requalifier le site, seul moyen, si on en fixe les règles, de protéger les murs. En effet, une restauration à l'ancienne des murs, qui n'ont plus de vocation horticole aujourd'hui, serait très coûteuse (environ 7 000 F du mètre linéaire).
Cette urbanisation, ajoutée au projet de l'avenue paysagère (ex. autoroute A 186, où arrivera le futur tramway) est un atout pour le développement du Haut-Montreuil et les liaisons inter-quartiers. Le projet respectera la "mixité urbaine"

Particularité montreuilloise

Il n'existe pas à Montreuil de zone uniquement industrielle ou commerciale, ni résidentielle, ni de loisir, mais à chaque échelle un mélange activité/habitat/espaces verts. Il peut se décrire comme un squelette de poisson dont l'arrête centrale desservirait des zones plutôt pavillonnaires avec les arrêtes qui emmèneraient au coeur d'ilot, le pourtour de
l'ensemble serait plutôt réservé à des zones d'activités rassemblées notamment près des grands carrefours, lieux
des connexions bus-tramway.

Le groupe de travail "Paysage, urbanisme et économie urbaine" mené par Eduardo Souto Moura et Luis Mendes,
architectes, Michel Corajoud et Giovanna Marinoni, paysagistes, Alphaville, économistes, ont formulé des
principes de l'urbanisation qui respectent la spécificité du lieu :

  • taille des bâtiments,
  • types d'entreprises à implanter : activités respectueuses de l'environnement,
  • types de voies,
  • association de plantations de l'espace public à la végétation des jardins particuliers,
  • possibilité de conserver des interstices pour rendre visible plusieurs murs en enfilade.

Ce projet tient compte d'autres études - étude anthropologique, étude faune-flore de Thomas Rossy - venues enrichir le groupe de travail. Parallèlement, une étude de faisabilité de ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architecture, urbain et paysager) examine comment mettre en valeur le paysage du quartier et comment restaurer et protéger les murs.
Le chantier de la future ferme pédagogique sera une première pierre posée dans ce vaste chantier qui devrait modifier ce quartier tout en faisant mieux connaître le passé horticole de la ville.

Des emplois-jeunes dans les murs à pêches

Une coordinatrice est chargéee d'informer les entreprises et les particuliers sur l'histoire et le devenir des murs,
l'aspect juridique et réglementaire. Aurore Louis : Tél. : 01 48 70 68 61.
James Bazinet, Djamel Soal et Sada Dioum sont les trois agents de restauration des murs, capables d'établir le
diagnostic d'un mur et de le consolider ou le mettre en valeur. Les études ont notament montré que certains murs,
même effondrés, pouvaient être laissés en l'état s'ils ne menacent pas la sécurité des personnes : ils contribuent à
l'ambiance pittoresque du site tout en permettant aussi d'apercevoir les intérieurs champêtres des parcelles.

source : mission environnement de la ville de Montreuil ; www.mairie-montreuil93.fr

 

 

Aménagement "urbain" du parc des Beaumonts, à Montreuil

Bienvenue aux Beaumonts, un parc urbain pas comme les autres. Cet espace naturel offre chemins, sentiers
sauvages, senteurs et découvertes de la nature, points de vue sur Vincennes et Paris pour les habitants de
passage ou les amoureux de la nature. Apprenez à découvrir ce lieu, à respecter son paysage, ses animaux et sa
flore, ses eaux courantes et dormantes.

Les gardes-animateurs surveillent, entretiennent et animent le parc. N'hésitez pas à faire appel à eux au 06 20 67 47 92, au 06 20 67 47 91, ou à la mission environnement, au 01 48 70 67 95. Cet espace de grande valeur naturelle est ouvert à la population : le milieu est donc placé en quelque sorte "sous la protection du public". Il appartient aux usagers d’apprécier les richesses de cet espace qui ne se révèlent qu’à ceux qui savent regarder et observer.
Bien des surprises attendent alors le promeneurs attentifs.
Mais cette richesse est aussi fragile, chacun devra donc savoir respecter cet espace naturel s’il veut le garder.
L'inauguration de la partie espace naturel a eu lieu en juin 1999.

Le parc des Beaumonts en chiffres

  • Superficie totale : 22 hectares, dont 11 ha d'espace naturel
  • Altitude de l'espace naturel : entre 105 et 111 m, la zone basse située à 72 m d'altitude
  • Nombre d'espèces d'oiseaux : 109 - sans compter quelques échappés de cage - recensées entre février 1993 et mai 1997, soit avant le nouvel aménagement. Ce nombre est considérable si on le rapporte à l’avifaune française qui comporte 350 espèces régulières, nicheuses, hivernantes ou de passage. Depuis l'aménagement des mares, des espèces nouvelles ont été repérées.
  • Distance jusqu'au Bois de Vincennes : 1,5 Km à vol d’oiseau. Le Bois est situé au sud du parc, dans la plaine à une altitude moyenne de 52 m.
  • Coût total de l'aménagement de l'espace naturel : 2 millions de francs. Financé à 80 % par les différents partenaires suivants : l'Agence Régionale des Espaces Verts, le Conseil Général, la Direction Régionale de l'Environnement.
  • Cet aménagement particulier a été primé 2 fois :
    - un trophée Eco-Actions décerné en novembre 1999 par l'association des Eco-Maires dans la catégorie
    Aménagement et patrimoine, avec le journal Environnement magazine ;
    -
    le grand prix de l'environnement Ile-de-France remis au cours du 9ème salon de l'environnement le 10 novembre
    2000.

Du parc, on peut aisément apercevoir le rocher de Vincennes et, par temps clair, les tours Eiffel et Montparnasse, ainsi que d'autres monuments du sud de la capitale.

Quelques règles à respecter

  • Les chiens sont acceptés mais tenus en laisse et sur les allées.
  • Il convient de ne pas s'écarter des chemins et des sentiers pour ne pas déranger les animaux.
  • Laissez le bois mort sur place : il offre nourriture et abri aux animaux.

Historique du parc

Le parc des Beaumonts est une ancienne carrière de gypse, roche sédimentaire de laquelle on tire le plâtre,
matériau largement utilisé pour construire les fameux murs à pêches de Montreuil. Des producteurs de
champignons ont également, par la suite, loué certaines galeries.
La ville achète les terrains dans les années soixante, dont une une partie est aménagée en parc urbain parallèlement à l'urbanisation et à la densification de la ville, pour répondre au besoin d'espaces verts.

Une biodiversité importante en petite couronne parisienne

C’est à la suite des observations d’un ornithologue montreuillois, Pierre Rousset, que la ville a décidé de confier à des scientifiques la réalisation d’une étude. La richesse du milieu dans la partie du parc non encore aménagée a alors été mise en évidence. On y trouve des habitats très différents où coexistent de multiples espèces végétales et animales. Pierre Rousset, ornithologue, qui un jour a fait le rêve des Beaumonts...

Un aménagement qui maintient la diversité

De ce constat est née l’idée d’un projet d’aménagement qui permette à la fois d’ouvrir cette partie du parc à la population de Montreuil et des villes avoisinantes, fortement demandeuse d’espaces verts campagnards, tout en
réussissant à préserver la richesse du milieu naturel, et même à l’augmenter par la création de milieux
supplémentaires : zones humides, comme des mares et un ruisseau, et prairies fleuries, par exemple.

Les travaux d’aménagement nécessaires, conçus et suivis par deux scientifiques, spécialistes du génie écologique, Florian Meier et Philippe Rossier, ont donc été réalisés en 1998, par la société Cepage.

Le parc des Beaumonts aujourd'hui

Des gardes-animateurs, François Carrez, Nathalie Lebaron et Emmanuel N'Dongo, surveillent, entretiennent et
animent le parc. N'hésitez pas à faire appel à eux, au 06 20 67 47 92 ou 06 20 67 47 91, ou à la mission
environnement au 01 48 70 67 95.

L'entretien de l'espace naturel

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'endroit n'est pas livré à lui-même. Il est contrôlé sous peine de voir se
développer les plantes envahissantes souvent peu intéressantes. L'objectif est également de permettre que la friche herbeuse, favorable à plusieurs espèces d’oiseaux campagnards - plutôt rares en milieu urbain - se conserve.
Mais il ne s'agit pas non plus de faucher régulièrement la prairie, à la différence de certains autres parcs où les pelouses sont tondues souvent pour permettre aux habitants de pique-niquer.
Un plan de gestion écologique du site a été mis sur pied ; il vise à promouvoir et maintenir la biodiversité en assurant les conditions d’existence optimales pour les plantes et les animaux indigènes susceptibles de peupler les différents milieux naturels présents aux Beaumonts.Il s'agit de limiter en certains endroits la végétation arborée, de pratiquer une fauche tardive et en mosaïque : des zones de la prairie demeurent non fauchées.

Chantiers des Jeunes volontaires Internationaux

Tous les ans depuis 1999, l'association "Solidarités Jeunesses", propose à des jeunes de tous les pays de venir
participer à des chantiers divers. A Montreuil, il s'agit de chantiers de nettoyage, défrichage et de petits aménagements dans le parc des Beaumonts, en collaboration avec les gardes-animateurs du Parc. Les
volontaires, venant des quatre coins du monde - Amérique du Sud, d'Allemagne, de Corée, d'Estonie, en 2001 - sont hébergés au centre d'hébergement du parc Montreau. Leur séjour est aussi l'occasion de découvrir la ville et ses habitants ainsi que la capitale.
Leurs travaux font parfois appel à des techniques particulières comme le mulching (au milieu), une technique
permettant de contenir la renouée du Japon, une plante envahissante, ou consistent en la fabrication d'une
compostière en pierre.

Les travaux prévus pour le chantier 2001 étaient :

  • mise en valeur du chemin du couchant,
  • fauchage le long du chemin de la lisière,
  • plantation de cornouillers pour continuer la haie,
  • entretien de la zone du frêne,
  • désherbage des zones envahissantes.
  • réalisation d’un petit muret (par les volontaires de l'équipe 2000).

Association Chantier Solidarités Jeunesses ; 5, rue de la Révolution - 93100 Montreuil


source : mission environnement de la ville de Montreuil ; www.mairie-montreuil93.fr