Appel à projets pour le site des murs à pêches
Les
murs à pêchers fondent Montreuil comme ville horticole
Appel à projets pour le site des murs à pêches
Le Groupe de travail
"Murs à Pêches" du Conseil Local de l'environnement
(CLE) lance un appel à projets dans la perspective de l'aménagement
et de la préservation d'une partie du site des murs à pêches,
en instance de classement. Cet appel s'adresse à tout candidat résidant
à Montreuil ou en Région parisienne, et concerne d'anciens jardins
en friche.
Les parcelles publiques représentent 1 ha mis à disposition
par la ville. Les jardins privés nécessitent l'accord des propriétaires.
Le projet doit comporter des initiatives ou des activités de natures
diverses (horticoles, pédagogiques, culturelles...) pour participer
à la stabilisation des murs, à l'entretien des sols et endiguer
les dégradations subies par ce patrimoine. Un jury sélectionnera
les meilleurs projets.
Pour consulter un dossier : s'adresser à la mission environnement tél
01 48 70 64 94.
Dans la perspective prochaine
d’un aménagement du site, des mesures conservatoires sont nécessaires
afin de le protéger sur le long terme.
Dans ce cadre il a été décidé de mettre en place
sur le site des initiatives ou activités susceptibles d’endiguer
les dégradations du site patrimonial et de participer à la stabilisation
voire la reconstruction des murs, ainsi qu’à l’entretien
des sols.
Ces activités qui pourront être de nature diverse (horticoles,
environnementales, pédagogiques, culturelles) doivent contribuer à
la valorisation du site et créer des liens sociaux, au sein du quartier,
de manière à réduire le sentiment et les problèmes
d’insécurité.
Elles permettront également d’ouvrir davantage le site sur le
quartier et sur la ville.
Ces initiatives ou activités seront retenues à l’issue
d’un appel à projets.
Ces projets pourront constituer l’opportunité d’expérimenter
de nouveaux modes de gestion.
Le site dit « des
Murs à pêches » a un périmètre d’environ
50 hectares délimité comme suit :
au sud, par la rue Pierre de Montreuil,
à l’ouest, par la rue Saint-Just,
au nord, par la rue de Rosny,
à l’est par les rues Nungesser, clos des Arachis, et Maurice
Bouchor.
Sur ce périmètre, la Ville de Montreuil a prévu un projet
d’aménagement dont les principes sont maintenus mais dont le
contenu sera réactualisé lorsque le classement du site (environ
9 hectares) sera effectif.
L’appel à
projets concerne uniquement des parcelles en cours de classement, qu’elles
soient publiques (environ 1 hectare au total mis à disposition par
la ville de Montreuil) ou privées (sous réserve de l’accord
explicite des propriétaires).
Ces parcelles sont d’anciens jardins en friche confiés aux porteurs
en l’état.
4- Porteur de projet
Il s’agit de toute
personne physique ou morale, qui présente un projet d’activité
ou d’utilisation des parcelles, s’intégrant dans les objectifs
de l’article 1.
L’appel à projet s’adresse à tout candidat résidant
à Montreuil ou dans la région parisienne.
L’appel à
projets paraîtra dans Montreuil Dépêche Hebdo, sur le site
Internet et sur Mi7, et sera affiché sur les panneaux administratifs
de la Ville, ainsi que dans les maisons de quartier.
L’appel à projets sera disponible sur simple demande auprès
de la Mission Environnement de la Ville au :
Centre administratif, Tour Rond Point 93, 65, rue du Général
Gallieni.
Tel : 01 4870 67 95
E-mail : environnement@montreuil93.net
Les candidatures doivent
être adressées à la Mission Environnement avant le 30
avril 2003.
Elles devront comporter l’identification complète du porteur
de projet, la nature du projet (objet, déroulement, besoins en espace…)
et les moyens nécessaires à sa mise en œuvre (études,
travaux éventuels, financements). Les annexes 1 et 2 ainsi qu’un
budget prévisionnel devront accompagner les dossiers de candidature
remis à la Mission Environnement.
Un jury choisit les projets
à l’aide d’une grille de critères présentée
en annexe 3.
Le jury est composé de :
- Jérémie ZEGUERMAN Maire-adjoint à l’Environnement
- Jean-Jacques SERAY Maire-adjoint à l’Urbanisme
- Un élu délégué du quartier Maire-adjointe du
quartier Paul Signac, M.A.P.
- Catherine DELHOMMEAU Conseillère municipale
- Linette EL HOUOSINE Association Graine enchantée
- Nicole HUVIER Association Atelier Populaire de l’Urbanisme et Montreuil
(APUM)
- Philippe VRAIN Association Vivre à Vélo en Ville (VVV)
- Pascal MAGE Association Murs à Pêches
- Anne D’ORAZIO Conseil du quartier Paul Signac
- Une personne Association Montreuil Ma Pêche
Les membres du jury ne présenteront pas de projet que se soit en leur
nom ou au nom de leur association.
Ses décisions sont motivées et souveraines ; aucun recours n’est possible. Un porteur de projet non retenu ne peut prétendre à aucune compensation, de quelque nature qu’elle soit.
Le porteur de projet s’engage
à présenter au jury un bilan annuel de son activité en
référence à une charte d’utilisation.
Les membres du Jury sont habilités à visiter les parcelles attribuées
aux porteurs de projet. En cas de manquement grave constaté (dégradation
du terrain, des murs, usage illicite, etc.) ou de non-réalisation du
projet dans des délais raisonnables, le Jury peut demander la résiliation
du bail entre le propriétaire et le porteur de projet.
Durée du bail et conditions de résiliation
Les projets ont vocation
à s’inscrire dans la durée. Aussi la durée du bail
précaire sera fixée entre 2 et 5 ans selon l’évaluation
du projet par le jury. Il sera ensuite annuellement prolongé par reconduction
expresse et motivée après vérification par le Jury du
respect du cahier des charges.
Un contrat sera signé en bonne et due forme avec le porteur de projet
accompagné d’un état des lieux.
La résiliation du bail est immédiate lorsqu’il y a faute
grave (dégradation du terrain ou des murs, usage illicite…).
Dans le cas de non respect de la charte, le délai de résiliation
est de six mois. A cette issue le porteur de projet restituera le terrain
dans son état non dégradé par rapport à son état
initial.
Sécurité des biens et des personnes
Les porteurs de projet devront contracter une assurance couvrant les biens mis à leur disposition et les personnes se trouvant sur les lieux. En aucun cas la responsabilité du propriétaire ne saurait être engagée.
Projet en accord avec les contraintes du classement, sinon, éliminatoire.
Notation
Critères
Les murs à pêchers fondent Montreuil comme ville horticole
L'origine de la culture
à Montreuil remonte aux temps les plus reculés : en 1113, les
religieux des abbayes de
Saint-Victor et de Saint-Antoine cultivaient déjà de grands
domaines. Mais c'est la culture de la pêche, du XVIème
à
la fin du XIXème siècle, qui fait la renommée
de la ville.
Une situation géographique locale favorable
Une grande partie
de la ville est située sur une pente orientée vers le sud,
procurant ainsi un bon ensoleillement.
Les horticulteurs et arboriculteurs de la ville ont su en tirer profit pour
créer un bioclimat favorable aux pêches de
Montreuil : ils ont construit des murs faits de "tous petits moellons
et plâtras maçonnés avec du plâtre" qui permettent
d'emmagasiner la chaleur le jour pour la restituer la nuit. La température
diurne ambiante était ainsi supérieure de 7 à 10°
C à la température hors des murs.
L'orientation des murs
était parfaitement calculée pour tenir compte de la pente et
de l'ensoleillement. Parallèles entre eux, hauts de 2,65 à 2,70
m, d'une épaisseur de 35 cm et posés sur des fondations de 40
à 50 cm de profondeur, ils étaient séparés les
uns des autres par une dizaine de mètres. La longueur d'une parcelle
pouvait atteindre 200 m. Les paysans construisaient ces murs sur le principe
d'une alternance de cailloux et de plâtre.
Entre deux parements de moellons de pierre, on bourrait de gravats. Le tout
était enduit de "gros plâtre" sur une
épaisseur de 2 à 3 cm dans lequel on plantait les clous à
palisser. Des chaperons en plâtre ou en tuile couvraient les murs. Des
tablettes en planches de Lorraine (4 m X 0,30 m) fixées sous les chaperons
protégeaient les arbres des intempéries, notamment du gel.
Des matériaux
de base pour la construction de ces murs facilement disponibles et bon marchés
Le silex et le gypse - à partir duquel on fabrique le plâtre
-se trouvaient dans le sous-sol de la ville, quelquefois dans les marcelles
même mais étaient généralement tirées des
carrières locales qui deviendront les actuels parcs des Beaumonts et
Guilands, ex-"Buttes à Morel".
La proximité
du lieu d'écoulement de la production
Chaque jour, des Montreuilloises, chargées de paniers de fruits, des
"noguets", se rendaient aux Halles de Paris où un espace,
un "carreau", leur était réservé. Elles y vendaient
des fruits mais aussi des légumes et des fleurs, qu'on faisaient pousser
dans les jardins entre les murs.
Un jardin qui a fondé la ville
En 1880, c'est l'apogée
de la culture des pêches avec 17 millions de fruits produits.
Après cette date on ne construit plus de murs et la culture horticole
montreuilloise décline, menacée par le
développement des transports qui mettent directement Montreuil en concurrence
avec les villes du midi.
L'économie de la ville se tourne alors vers le travail du bois puis
de la mécanique.
Aujourd'hui, même si la culture des pêches a disparu dans un paysage urbain dense, l'empreinte de cette horticulture particulière est encore visible dans la ville :
Les murs
On retrouve encore un peu partout à Montreuil, au fond des jardins,
des murs ou des morceaux de murs, plus ou moins entretenus ou recouverts de
végétation.
Les maisons d'horticulteurs
Quelques maisons traditionnelles subsistent : on les reconnait à la
lucarne dont la poulie permettait de rentrer les fruits au grenier, au porche
pour accéder à la cour, aux persiennes en bois : rues pépin,
de rosny, rochebrune...
Certaines rues sont constituées de maisons juxtaposées dont
les façades mesurent dix mètres de largeur. Ces
constructions se sont tout simplement insérées dans les parcelles
longues et étroites.
Les rues et passages
La trame des voies héritée des anciens chemins ruraux subsiste
également. De nombreuses rues portent encore les noms des jardiniers
qui ont participé à la renommée horticole de Montreuil
:
La ville compte encore également de nombreux passages, villas, impasses, souvent pavés, anciennes voies d'accès aux parcelles agricoles.
Seul, le centre ville, bouleversé par de grandes opérations urbaines dans les années 60 - tours, barres, dalles - a perdu totalement ce rapport à l'histoire.
Présentation de l'étude du "Patrimoine naturel des Murs à Pêches", de Thomas Rossy
Lobjectif général
de cette étude était dapporter des éléments
à la réflexion pour que le patrimoine naturel du site des murs
à pêches puisse être effectivement pris en compte dans
le projet global daménagement.
Sachant que tout ne peut pas être préservé, la première
approche opérationnelle visait à repérer, dans ce périmètre,
les surfaces et les structures les plus intéressantes au titre de lécologie,
qui pourraient mériter dêtre "épargnées
" par le développement urbain, en fonction de leur compatibilité
avec le mode d'urbanisation prévu, ou qui pourraient éventuellement
être aménagées ou valorisées.
Par ailleurs, il sagissait de définir, sous langle du patrimoine
naturel, différents concepts de valorisation et daménagement
possibles pour cet espace, qui garantissent le maintien ou la création
dune richesse naturelle
importante, tout en étant à la fois attractifs et accessibles
au public, et compatibles avec un futur schéma daménagement.
Les conditions géologiques,
hydrogéologiques et pédologiques sont dabord étudiées.
La flore
Pour la flore, le rapport met en évidence les éléments suivants :
Une diversité
qui est surtout interparcellaire, liée à lhistoire des
parcelles, au morcellement important de la propriété (avec la
présence de friches dâge très différent sur
des surfaces proches, provenant dusages et de dates dabandon très
divers dune parcelle à lautre) ainsi quà la
présence des murs, limitant leffet des plantes envahissantes
et lhomogénéisation du milieu.
Le phénomène
a en même temps ses limites : lorsque les parcelles ont une surface
très faible, la diversité finit en effet par décroître.
Une richesse spécifique
plutôt faible par comparaison à dautres friches franciliennes
dans le même contexte. Les
éléments explicatifs sont certainement en rapport avec lactivité
agricole passée très intensive (utilisations de
matière fertilisantes et de traitements phytosanitaires), avec la pauvreté
des stocks grainiers qui en a résulté au
moment de labandon des parcelles et avec leffet des murs, isolant
chaque surface dautres terrains représentant des apports potentiels.
Une présence très intéressante de plantes relictuelles, en provenance des jardins et de lagriculture
Une présence
de plantes associées au micro-climat créé par les murs
Bien quil nait pas été trouvé de plantes
spontanées laté-méditerranéennes, des plantes
cultivées caractéristiques du pourtour méditerranéen,
en relation avec leffet climatique des murs, ont été observées.
En ce qui concerne
les murs, un entretien trop suivi et régulier du linéaire
ne profite pas aux plantes. Celles-ci
saccommodent plutôt de linéaires qui ne soient pas totalement
plâtrés et admettant quelques imperfections.
Une végétation associée au ru Gobétue,
très intéressante sur un territoire comme celui de Montreuil
(absence de cours deau). Le milieu est aujourdhui relativement
eutrophisé et le cours général a été perturbé
par la tranchée routière de la A 186. Cette composante du milieu
est à valoriser.
Un effet de masse de la végétation qui, avec 38 hectares,
représente sur lensemble du territoire de Montreuil et de ses
alentours un stock alimentaire et dabris
Cest ce rapport végétal/bâti qui risque le plus
dêtre remis en cause par laménagement de la zone,
sil ny a pas
une prise en compte suffisante des atouts du milieu naturel dans le projet.
La faune
En ce qui concerne la
faune, létude conclut à lintérêt de
la zone, notamment du point de vue des insectes et
arthropodes, profitant des anfractuosités des murs et de leffet
micro-climatique.
Les oiseaux sont bien représentés dans cette zone. Les données
du milieu et des observations effectuées indiquent une présence
de lavifaune sur le site qui est plus importante que celle du parc des
Beaumonts, en masse et en densité.
Ceci est à rapprocher
de la tranquillité des lieux - milieu moins accessible et peu fréquenté
par lhomme - ainsi que de la présence darbres fruitiers
et de multiples caches et abris fournis par la végétation et
les éboulis. Par contre, la diversité des espèces est
moins importante quaux Beaumonts.
On trouve dune part nettement moins de grands arbres, ce qui restreint
la présence doiseaux appréciant le milieu
boisé.
La rareté ou létroitesse des zones de végétation
rase ne permet pas non plus la présence doiseaux qui nichent
au sol ou qui ont besoin de surfaces dégagées garantissant un
bon contrôle visuel : alouette des champs, pipit farlouse, traquet pâtre...
Le terrain est plus propice au développement despèces
comme le rouge-gorge, le rouge-queue, le troglodyte qui trouvent leur compte
dans les éboulis de murs, ainsi que le grimpereau des jardins et le
moineau friquet.
Globalement, pour la faune, leau est un facteur limitant qui doit être
pris en compte, notamment si on considère
les perturbations risquant de résulter de lurbanisation et de
la suppression de certains jardins (puits). Cet élément
doit être étudié dans les propositions.
La tranquillité et la fréquentation très diffuse du secteur
est par contre un facteur très positif.
Enfin, comme pour la flore, on conclut que ce ne sont pas des murs en parfait
état qui profitent aux animaux. Quil
sagisse des insectes, arthropodes, petits mammifères ou bien
des oiseaux, la plupart dentre eux tirent au contraire tous les avantages
de la présence partielle de quelques anfractuosités et éboulis.
Récapitulatif
des actions potentielles pour laménagement et la préservation
du patrimoine naturel des
murs à pêches :
Eau souterraine
Eau de surface
Murs à pêches
Liaisons vertes
Patrimoine végétal
Les murs à pêches, aujourd'hui et demain
Si les murs ne sont plus
vraiment apparents, sauf sur le quartier Saint-Antoine, où l'agriculture
a subsisté jusque dans les année 50, et où les terrains
sont aujourd'hui en friche, ceux-ci sont cependant présents, comme
murs de clôture, et surtout comme empreinte donnée à l'urbanisation,
par la reprise des orientations des murs, la génération d'un
système de pleins et de vides rythmés par l'intervalle des murs,
par la profondeur des terrains et des îlots, au sein desquels la présence
végétale est prégnante.
Ainsi a été généré un site unique, sans
lotissement, dans une mutation campagne-ville particulière, que le
parcellaire antérieur a façonné et a déterminé
dans une variété d'usages, de fonctions, d'architectures et
d'échelles.
Ce quartier, peu éloigné du centre ville de Montreuil, facilement
accessible par différentes voies, joue cependant un rôle de frontière
entre le centre et les quartiers périphériques. Or, une succession
d'études a mis à jour la valeur écologique, culturelle
et symbolique ainsi que les intérêts potentiels d'un tel site.
Le classement en zone
non constructible a protégé les murs d'une urbanisation destructrice,
mais pas contre le
vieillissement des matériaux ni contre les intempéries : aujourd'hui
les murs s'écroulent.
Aussi, deux questions se posent aujourd'hui :
Réagir à la disparition des murs
Un arrêté
du maire, signé en décembre 1997, a interdit de démolir
les murs sans autorisation municipale.
Aujourd'hui, Montreuil choisit de requalifier le site, seul moyen, si on en
fixe les règles, de protéger les murs. En effet, une restauration
à l'ancienne des murs, qui n'ont plus de vocation horticole aujourd'hui,
serait très coûteuse (environ 7 000 F du mètre linéaire).
Cette urbanisation, ajoutée au projet de l'avenue paysagère
(ex. autoroute A 186, où arrivera le futur tramway) est un atout pour
le développement du Haut-Montreuil et les liaisons inter-quartiers.
Le projet respectera la "mixité urbaine"
Particularité montreuilloise
Il n'existe pas à
Montreuil de zone uniquement industrielle ou commerciale, ni résidentielle,
ni de loisir, mais à chaque échelle un mélange activité/habitat/espaces
verts. Il peut se décrire comme un squelette de poisson dont l'arrête
centrale desservirait des zones plutôt pavillonnaires avec les arrêtes
qui emmèneraient au coeur d'ilot, le pourtour de
l'ensemble serait plutôt réservé à des zones d'activités
rassemblées notamment près des grands carrefours, lieux
des connexions bus-tramway.
Le groupe de travail
"Paysage, urbanisme et économie urbaine" mené
par Eduardo Souto Moura et Luis Mendes,
architectes, Michel Corajoud et Giovanna Marinoni, paysagistes, Alphaville,
économistes, ont formulé des
principes de l'urbanisation qui respectent la spécificité du
lieu :
Ce projet tient compte
d'autres études - étude anthropologique, étude faune-flore
de Thomas Rossy - venues enrichir le groupe de travail. Parallèlement,
une étude de faisabilité de ZPPAUP (zone de protection du patrimoine
architecture, urbain et paysager) examine comment mettre en valeur le paysage
du quartier et comment restaurer et protéger les murs.
Le chantier de la future ferme pédagogique sera une première
pierre posée dans ce vaste chantier qui devrait modifier ce quartier
tout en faisant mieux connaître le passé horticole de la ville.
Des emplois-jeunes dans les murs à pêches
Une coordinatrice est
chargéee d'informer les entreprises et les particuliers sur l'histoire
et le devenir des murs,
l'aspect juridique et réglementaire. Aurore Louis : Tél. : 01
48 70 68 61.
James Bazinet, Djamel Soal et Sada Dioum sont les trois agents de restauration
des murs, capables d'établir le
diagnostic d'un mur et de le consolider ou le mettre en valeur. Les études
ont notament montré que certains murs,
même effondrés, pouvaient être laissés en l'état
s'ils ne menacent pas la sécurité des personnes : ils contribuent
à
l'ambiance pittoresque du site tout en permettant aussi d'apercevoir les intérieurs
champêtres des parcelles.
source : mission environnement de la ville de Montreuil ; www.mairie-montreuil93.fr