Impact
des rejets industriels sur l'environnement du Bassin
Seine-Normandie
La spécificité
de l'impact sur l'environnement des rejets industriels résulte de certaines
particularités propres à l'industrie.
- Une
composante parfois toxique, voire "toxique rémanent" -
métaux, micro polluants organiques - dont l'effet sur le
milieu est durable compte tenu de son caractère stable et sa faculté
à s'accumuler dans les chaînes trophiques.
- La contamination
métallique des sédiments - cuivre, nickel, cadmium - sur
certains secteurs du bassin en
constitue une bonne illustration.
- A noter également,
l'incidence du raccordement de certains effluents industriels pouvant
entraîner une
contamination métallique des boues d'épuration rendant
problématique voire impossible leur épandage et
obligeant à des modes d'élimination plus radicaux et beaucoup
plus coûteux.
- Enfin, une sensibilité
aux rejets radioactifs s'est fait jour à l'occasion de reportages
récents concernant le
site de la COGEMA à la Hague.
- Un
caractère à la fois concentré et variable des effluents,
tant à l'émission - cas des DIS notamment avec des concentrations
100 voire 1 000 fois supérieures à celles habituellement rencontrées
dans les effluents "principaux" - qu'au rejet, auquel vient s'ajouter
pour certaines activités un caractère saisonnier - exemple
des activités vinicoles ou des cidreries dont les campagnes se déroulent
sur quelques semaines.
- Une composante "historique"
qui se caractérise par une pollution de sols, "signature"
d'anciennes pratiques peu soucieuses de l'environnement.
- Il en résulte
le plus souvent, sinon une dégradation avérée des
nappes localement, du moins un risque élevé de leur contamination.
- Une étude
réalisée en 1996 a permis de mieux apprécier l'impact
des pollutions historiques en matière de ressource en eau.
- Sur 12 départements
étudiés, 92 impacts ont été constatés
dont 80 concernant l'AEP - touchant 760 000 habitants :
- 39 captages
ont été fermés, concernant une population
de 430 000 personnes ;
- 41 captages
sont en cours de traitement ou font l'objet de suivi, pour une
population concernée de 330 000 personnes.
- Enfin,
même si les industriels ne sont pas seuls responsables
de pollutions dites accidentelles, leur impact sur le milieu,
compte tenu du type de pollution concernée est souvent plus
fort lorsque ces pollutions ont une origine industrielle.
source
: Agence de lEau Seine-Normandie, www.aesn.fr