Flagrant délit de pollution sur sites industriels
Voici
les principaux résultats des contrôles inopinés réalisés
par la DRIRE Ile-de-France sur 32 établissements
industriels franciliens. La campagne de contrôles inopinés 2001
de la DRIRE Ile-de-France, a porté jusquà présent
sur trente-deux sites industriels. Le bilan provisoire révèle
que vingt établissements présentaient des dépassements
des seuils prescrits pour certaines substances présentes dans les effluents
liquides. Parmi ceux-ci, onze feront lobjet dun procès-verbal
en raison de limportance des infractions constatées.
Les contrôles inopinés en Ile-de-France : un outil pour contrôler les rejets des industries polluantes
La DRIRE Ile-de-France
assure la police des Installations Classées pour la Protection de lEnvironnement
(ICPE)
dans les quatre départements de la grande couronne de la région
parisienne : la Seine-et-Marne, les Yvelines,
lEssonne et le Val-dOise.
Depuis 1997, elle organise chaque année des campagnes de contrôles
inopinés réalisés par des organismes
indépendants des industriels. Ces contrôles permettent de mesurer
notamment les concentrations et flux de polluants dans les effluents liquides.
La campagne 2001 concerne une quarantaine détablissements qui
ont été
avertis en début dannée quun contrôle inopiné
serait mené en 2001 par linspection des installations classées.
Les résultats des
contrôles sont systématiquement comparés par linspection
des installations classées aux
résultats de la surveillance exercée par lexploitant,
résultats qui sont transmis régulièrement. De plus, lors
de
chaque contrôle, un échantillon de leffluent prélevé
est remis à lexploitant pour permettre une contre analyse. En
cas de non-respect constaté des valeurs limites prescrites dans les
arrêtés préfectoraux, lexploitant sexpose
aux suites administratives - de la mise en demeure à la suspension
temporaire dactivité - et pénales - contraventions ou
délits - prévues par le code de lenvironnement.
Une campagne 2001 de grande envergure : 500 analyses sur 32 sites industriels
Trente-deux de ces établissements
ont été contrôlés entre le 18 juin et le 6 juillet
2001. Cette opération a mobilisé 21 inspecteurs des installations
classées qui ont été systématiquement accompagnés
par 1 ou 2 techniciens de laboratoires agréés mandatés
par la DRIRE : le laboratoire Wolff Environnement et le laboratoire municipal
et régional danalyses de Rouen.
Pour la première fois, des journalistes ont assisté à
certains des contrôles, un substitut du procureur de la République
de Melun a aussi accompagné les inspecteurs lors dune opération.
Plus précisément :
Près de 500 analyses
ont été effectuées pour un montant global facturé
aux exploitants de 190 000 F (29 000 Euros).
Cette année encore, les ateliers de traitements de surfaces ont
fait lobjet dune attention particulière :
Cest en effet un
secteur prioritaire pour la DRIRE Ile-de-France, compte tenu de son importante
représentation dans la région et des risques qui y sont associés,
notamment liés à lusage de métaux lourds dans les
procédés industriels.
Les autres établissements contrôlés appartiennent à
des secteurs aussi variés que la chimie, la parachimie,
lagroalimentaire ou la récupération de métaux.
Bilan : 11 procès verbaux ont été dressés
Les contrôles ont
révélé que 20 sites présentaient des dépassements
des seuils prescrits pour certaines substances présentes dans les effluents
liquides. Parmi eux, 11 exploitants émettaient des rejets au moins
deux fois plus polluants que les limites autorisées.
Ils vont faire lobjet dun procès verbal pour non-respect
des valeurs limites de rejets fixées par arrêté préfectoral.
En outre, ils vont être mis en demeure par les préfets de mettre
en uvre des mesures préventives pour mettre fin
à ces anomalies et éviter le renouvellement.
Il sagit des établissements suivants :
En Seine-et-Marne :
Dans les Yvelines :
Dans lEssonne :
Dans le Val-dOise :
Si lanalyse menée
par lexploitants à lissue du constat de dépassement
peut se traduire par des modifications assez lourdes telles que la réfection
totale dune unité de traitement - projetée pour Trolyt
à Longjumeau, ou
Kerbirio à Gretz-Armainvillier - des actions plus légères
peuvent aussi être rapidement engagées.
A titre dexemple, Systronic aux Ulis a annoncé larrêt
de linstallation qui était à lorigine de la non-conformité.
Dautres tels quAir France à Roissy se sont engagés
à entreprendre des investigations sur lorigine de lanomalie.
Les résultats des contrôles inopinés 2001 confirment la pertinence des campagnes menées par la DRIRE
Elles permettent non seulement
de faire appliquer avec rigueur la réglementation des installations
classées, mais
elles incitent aussi les exploitants à sinscrire dans une démarche
de prévention et les responsabilisent vis à vis
de limpact potentiel de leurs installations sur l'environnement.
Dans la continuité de cette action, des contrôles inopinés
seront également effectués sur les effluents atmosphériques
et les déchets.
Information
Presse sur les contrôles de pollution réalisés par la
DRIRE ;
source :
DRIRE Ile-de-France ; www.drire-ile-de-france.fr