L’objectif de cette opération est d’abaisser le niveau
sonore moyen en façade des immeubles riverains de la tranchée
ferroviaire à 65 dB, correspondant aux bruits ambiants et nécessite
donc la mise en œuvre de protections phoniques.
Le projet se décompose de la façon suivante :
Jeudi
5 Décembre 2002
Commission permanente
Tous les partenaires
ont répondu "présent" au Conseil régional du
28 juin 2001. Devant
le souci constant et croissant des riverains pour une meilleure qualité
de vie, la Région Ile-de-France, lors du vote du Contrat de plan 2000-2006,
s'est engagée à financer les opérations de protections
phoniques des voies ferrées à hauteur de 290 millions de francs.
Il s'agit d'une première pour la Région, qui entend ainsi contribuer
à l'amélioration des conditions de vie de nombreux franciliens.
Pour mémoire
Une étude récente de l'IAURIF sur le bruit produit par les infrastructures ferroviaires pendant la journée fait apparaître que 6% du réseau francilien atteint un niveau sonore supérieur à 75 Db (A) et que 18 % du réseau atteint un niveau supérieur à 70 Db (A). L'Institut affine actuellement cette étude par des enquêtes servant à déterminer le plus précisément possible les espaces résidentiels les plus touchés.
Le contrat de plan prévoit
que ce financement soit complété par les subventions d'autres
partenaires.
Après études et concertations, Serge Méry, vice-président
chargé des transports et de la circulation, a donc proposé la
clé de répartition suivante :
Les collectivités
locales pourront être maîtres d'ouvrage des projets, notamment
pour ceux situés en dehors des emprises du RFF ou de la RATP.
Par ailleurs, un programme de recherche portant sur les innovations en matière
de bruit ferroviaire (matériel et infrastructures) sera établi
en partenariat avec la RATP, la SNCF, le RFF, le PREDIT, l'INRET.
Cela permettra de tester l'efficacité des nouveaux dispositifs mis
en place tels que ceux accolés au rail ou
les semelles composites de freinage des trains.
Source : Conseil Général d'Ile-de-France
Quatre nouveaux chantiers de protections phoniques
Serge Méry, vice-président du Conseil Régional d'Ile-de-France
chargé des transports et de la circulation :
Protections phoniques le long de la RD 24 à Saint-Denis (93)
Depuis 2000, la Région
et le Département de Seine-Saint-Denis financent conjointement un programme
de protections phoniques destiné aux riverains de la RD 24 à
Saint-Denis, situés à lEst du Canal Saint-Denis.
Le Conseil général sest fixé pour objectif de traiter
par isolations de façades la totalité des logements exposés
à un niveau de bruit provenant de la RD 24, supérieur à
60 dB.
Les projets sont présentés au financement régional au
fur et à mesure des accords passés par le Département
avec les propriétaires pour la réalisation des travaux.
Jusquà présent, nous avons mis en place en 2000 et 2001
220 000 € au total, qui ont permis de traiter sept immeubles collectifs
et huit bâtiments indépendants (pavillons ou maisons de ville).
En 2002, il est proposé de financer les protections concernant quatre
immeubles et quatre pavillons par remplacement des menuiseries et traitement
des ventilations.
Le coût total de ces travaux est estimé à 46 050 €.
La participation de la Région à ce programme sélève
donc à 23 025 € (50%).
Protections phoniques sur la RD 404 à Annet-Sur-Marne (77)
Daprès les
mesures acoustiques réalisées en 2001, les habitats de Annet-Sur-Marne
ont des niveaux sonores compris entre 60 et 69 dB (A) pour un trafic moyen
journalier de 8 949 véhicules par jour, dont 12,5% de poids lourds
(comptage de décembre 2000). 25 constructions du premier rang sont
soumises aux plus fortes nuisances.
Les travaux de protection ont pour objectif de limiter ces nuisances sonores
liées au trafic routier.
Les études acoustiques ont permis de dimensionner les protections à
mettre en place pour protéger les habitations contre le bruit en tenant
compte de lévolution du trafic jusquà un horizon
2015.
Lobjectif des protections est dobtenir un niveau sonore de 60
dB (A) en façade des habitations, tout en sintégrant dans
lenvironnement boisé actuel.
La localisation des habitations ainsi que la topographie de la zone permettent
de distinguer deux sites :
Sur le lotissement, la solution retenue consiste à mettre un écran
en bord de chaussée, de 2,50 m de haut sur 280 m de long.
Sur la rue Pigeron, la solution retenue consiste à réaliser
un écran de 3 m de haut sur 380 m de long.
Côté Nord de ce site, une glissière béton armé
(G.B.A.) de 0, 80 m de haut sur 150 m de long permet de compléter les
protections phoniques et dobtenir des niveaux inférieurs à
60 dB (A).
Lensemble des écrans seront de type absorbants, en béton
de bois teintés vert. Pour une meilleure insertion dans le site, la
pose des protections phoniques saccompagnera de plantations côté
habitations et côté RD 404 dont la commune assurera la gestion.
Subvention régionale (45%) : 569 700 €
Protections phoniques sur la RD 915 pour le groupe scolaire des Louvrais à
Pontoise (95)
A ce niveau, la RD 915
se présente comme une voie rapide à 2 x 2 voies, avec bande
darrêt durgence et accotement. Le trafic est de lordre
de 52 000 véhicules par jour, dont 3 à 4 % de poids lourds.
Le collège est constitué de plusieurs bâtiments de un
ou trois étages, comportant des salles de cours, des constructions
annexes (administration, bibliothèque, réfectoire) ainsi quun
bâtiment de logements.
Les niveaux de bruit séchelonnent de 55 à 66 dB (A), le
maximum étant atteint pour les logements, situés très
près de la route.
Un écran de 2,5 mètres de haut suffit, compte tenu de la configuration
du site, pour protéger lensemble du secteur.
Le projet architectural sest orienté vers un écran végétalisable
en bois exotique.
Bien intégré, louvrage sera efficacement protégé
contre les graffitis, grâce aux rideaux végétaux.
Subvention régionale (50%) : 397 500 €
Protections phoniques sur la RD 139, pour les pavillons de la rue du Clos
du Moulin et de la rue dErmont à St Leu-la-Forêt (95)
Cette tranche daménagement
concerne 22 pavillons dont les niveaux de bruit atteignent 69 dB au premier
rang, en façade des bâtiments.
Laménagement va consister à réaliser des murs,
similaires à des murs de clôtures, hauts de 3 mètres,
en limite de propriété, mais sur le domaine public.
Laspect de ces ouvrages est dicté par le souci dune parfaite
similitude avec les écrans déjà construits à proximité
immédiate.
Les accès riverains (piétons, exclusivement) seront traités
par des portillons de bois aux caractéristiques équivalentes
à celle de lécran, grâce à des seuils inférieurs
et des joints latéraux.
Subvention régionale (50%) : 152 600 €
Commission permanente du 19 septembre 2002