Une toute petite éolienne sur la Tour Montparnasse ou la Défense, juste assez d'électricité pour l'éclairage du bâtiment : "On peut très bien l'imaginer, ça ne se verrait pas du tout du sol", affirme "à titre personnel" un élu local Verts d'Ile-de-France, Christian Brett.
Il y a peu, "personne ne croyait qu'il y ait un gisement d'éolien" en région parisienne, relève M. Brett qui a pris il y a quelques semaines la présidence de l'Agence régionale de l'environnement et des nouvelles énergies (ARENE).
C'est pour le vérifier
que ce service public rattaché au Conseil régional et l'ADEME
- Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie
- ont fait dresser par un bureau d'études de Lille, Espace Environnement
Développement, une cartographie des sites franciliens les plus ventés,
un atlas cofinancé par l'Ademe-DR et l'Arene IdF.
Le résultat de ce travail, un "atlas éolien d'Ile-de-France", a été présenté jeudi à la presse par M. Brett et le délégué régional de l'ADEME, Gérald Ouzounian.
Il
révèle qu'une centaine de mégawatts (MW) d'électricité
éolienne pourraient être produits de manière rentable
à l'horizon 2010 avec des aérogénérateurs de
1 à 2 MW et d'assez grande envergure :
80/100 mètres de hauteur, 60/80 mètres de diamètre.
Le chiffre fournirait une contribution aux obligations internationales de la France qui doit faire 10.000 MW d'éolien en 2010 pour respecter une directive (loi-cadre de l'UE) sur l'électricité fabriquée avec des sources d'énergie renouvelables
Il
représenterait la consommation annuelle d'électricité
de 90.000 foyers hors chauffage en 2010.
Moitié moins si les foyers sont équipés de chauffage
électrique, selon M. Ouzounian.
L'étude a surpris d'autant que des limites sévères lui avaient été fixées.
Par précaution avaient été exclus non seulement les trois parcs naturels régionaux de la région parisienne mais encore toutes les zones naturelles et protégées d'Ile-de-France :
De surcroît un site ne pouvait être retenu que s'il pouvait atteindre une dizaine d'hectares et héberger des machines distantes d'au moins 300/400 mètres des habitations les plus proches.
Les sites sélectionnés ne sont évidemment pas les "gratte-ciels" parisiens, où seules quelques mini-installations de 350 kilowatts pourraient être envisagées, mais des zones rurales de l'ouest et de l'est de la grande banlieue, dans la région de Mantes-la-Jolie, Yvelines, et de Meaux, Seine-et-Marne, par exemple.
abritent les meilleurs sites pour des éoliennes. Elles ne comptent chacune que quelques centaines d'habitants.
Leurs maires ont été
avertis par écrit. Cela ne veut pas dire qu'ils manifesteront de
l'intérêt pour des projets.
"L'atlas montre les potentialités" mais les potentialités
"n'ont rien à voir avec les réalisations",
assure M. Brett.
Reste à savoir si les installations "seront acceptables
pour les populations".
Selon
France énergie éolienne, la puissance éolienne installée
totalise actuellement 131 MW en France, lanterne rouge des grands pays de
l'UE. Elle atteint 10.650 MW en Allemagne, 4.079 MW en Espagne
et 2.515 MW au Danemark, a précisé jeudi l'association en
citant les données de l'EWEA,
l'association européenne de référence.
Paris, 21 nov (AFP)
La ville de Chelles se dote d'un
plan local pour la maîtrise de l'énergie et le développement
des énergies locales et renouvelables
Dans le cadre de la politique régionale de maîtrise de l’énergie
et de développement des énergies locales et renouvelables, Michel
Vampouille, vice-président chargé de l’environnement,
a fait voter une aide de 568 080 € pour soutenir le plan local de Chelles
(77).
Chelles a réalisé en 1985 un réseau de chaleur thermique qui alimente actuellement 37 sous-stations desservant l’équivalent de 3 289 logements.
Jean-Paul Planchou, maire
de la ville, s’est engagé dans une démarche volontariste
de développement de réseau pour diminuer les charges de chauffage
pour les abonnés et contribuer à la réduction des gaz
à effet de serre, en ayant recours à une énergie locale
et renouvelable.
Ce plan de développement va permettre
l’extension du réseau et le raccordement de 4 650 équivalent-logements
- dont 2037 existants et 2613 neufs ou en construction - d’ici 2010,
réalisés en trois tranches de travaux.
Les deux premières tranches sont prévues de 2003 à 2006.
L’ensemble
de ce programme va faire passer la production de chaleur par la géothermie
de 16 917 MWh utiles à 40 784 MWh, soit un gain de 141 %.
La production de chaleur du réseau ( géothermie
+ gaz+ cogénération) passera
de 45 008 MWh utiles à 92 391 MWh soit un gain de 105 %.
A terme ce programme permettra la diminution de 7 393 tonnes
d’émission de CO2 par an
soit 2017 tonnes de carbone.
Jeudi 12 Décembre
2002
Commission permanente
Ile-de-France, un potentiel insoupçonné de développement des éoliennes