EAU
UNE

Lutter contre les inondations dans le bassin de la Seine :
Les Grands Lacs de Seine sont en première ligne


La SAGEP fait le point sur la qualité de l’eau du robinet à Paris

 

Lutter contre les inondations dans le bassin de la Seine :
Les Grands Lacs de Seine sont en première ligne


Les événements de ces dernières semaines et de ces dernières années en France ainsi qu'en Europe ont montré à quel point des dommages causés par les crues peuvent être dévastateurs.
Lutter contre les crues du bassin de la Seine - mais également soutenir le débit des cours d'eau du bassin en période de sécheresse - est au cœur même de la mission de l''Institution Interdépartementale des Barrages-réservoirs du Bassin de la Seine, dite " Les Grands Lacs de Seine ".

La période hivernale marque donc un moment important de l'activité des Grands Lacs de Seine. Elle se traduit par la mobilisation de l'ensemble des moyens pour agir contre les inondations du bassin de la Seine.

Les Grands Lacs de Seine ont initié et mené une étude avec plusieurs partenaires pour évaluer l'efficacité des aménagements existants, l'impact des grandes crues et réfléchir à la réalisation de nouveaux projets qui permettraient d'atténuer l'effet de ces crues.

Pascal Popelin, Président des Grands Lacs de Seine, a été heureux de vous accueillir autour de ces questions à l'occasion d'un point presse qui s'est déroulé le lundi 2 décembre à l'IIBRBS - 8, rue Villiot - 75012 Paris.

Repères : quelques dates

Repères : quelques chiffres


Nombre d'ouvrages gérés par Les Grands Lacs de Seine : 4


Les Grands Lacs de Seine, c'est :

Coût annuel des travaux sur les ouvrages : 6 millions d'euros

Ecrêtement des crues

Soutien d'étiage

Impact économique des ouvrages

Montant du budget consacré aux études en 2002 : 1, 5 million d'euros

Qualité de l'eau

Auscultation des ouvrages

Un effectif de 120 agents

Les métiers représentés



La SAGEP fait le point sur la qualité de l’eau du robinet à Paris

La Société Anonyme de Gestion des Eaux de Paris (SAGEP) déclare que ses prestations sont en conformité avec la
norme de qualité internationale ISO 9001, et ce depuis une douzaine d’années. Le syndicat rappelle que d’après le décret du 89.3 du 3 janvier 1989, “
une eau potable est une eau destinée à la consommation humaine qui peut être bue toute une vie sans risque pour la santé à l'exclusion des eaux minérales naturelles”. L'organisme en déduit que l‘eau considérée comme potable est aussi bien celle fournie par les réseaux de distribution publics (au robinet), une “eau de table” ou “de source”. Selon la SAGEP, les traitements par filtration ou adjonction de chlore, ou une origine naturelle sont le garant du respect des normes de sécurité bactériologique et de composition chimique.



Définition des différentes appellations

 

L'eau de source provient directement du sous-sol, et n’a pas besoin d’être traitée, puisque protégée par une gangue
géologique, “traitée naturellement”, en quelque sorte : elle est donc conforme aux normes qui régissent la législation de l’eau potable. Un arrêté préfectoral déclenche l’autorisation de mise sur le marché (en bouteille).

Mais le classement en “eau minérale” d’une eau souterraine est déterminée uniquement par l’Académie de médecine, en fonction de ses caractéristiques “thérapeutiques”, sa forte teneur en sels minéraux ; un arrêté ministériel autorise ensuite sa mise sur le marché.

Pour transformer une eau de surface (rivière, lac, réservoir) en eau potable, il faut se conformer à des normes fondées
sur des évaluations formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé, et établies par le ministère de la Santé, qui tient compte de l’avis du Conseil Supérieur de l’Hygiène de France.

Ces normes précisent les doses maximales à ne pas dépasser, par substance, que l’organisme d’une personne peut absorber sans risque au cours de sa vie ; elles tiennent compte de plusieurs dizaines de critères classés en catégories :

Ce dernier qualificatif veut dire littéralement “qui affecte les organes des sens (la vue, l’odorat, le toucher, le goût, l’ouïe), qui est perceptible sensoriellement”. Dans le cas présent, les critères - que le consommateur peut constater - de limpidité, la couleur et la saveur sont concernés.
La SAGEP souligne qu’une eau se déguste comme un vin, avec les yeux, le nez et la bouche. D’autre part, que ce soit pour l’eau minérale, souterraine ou du robinet, les proportions de composantes physico-chimiques ne doivent pas dépasser certains seuils, exprimés en milligrammes par litre (mg/l) : 12 mg/litre de potassium, 150 mg/l de sodium, 50 mg/l de magnésium, 200 mg/l de chlorures, 100 mg/l de calcium, 250 mg/l de sulfates.

L'eau du robinet, à Paris, contiendrait de 5 à 15mg/l de sodium, 80 à 100 mg/l de calcium, 1 à 3 mg/l de
potassium, 2 à 10 mg/l de magnésium, 10 à 50 mg/l de sulfates, 12 à 35 mg/l de chlorures, 170 à 300mg/l de
bicarbonates.

Certaines substances, dites “indésirables”, principalement des nitrates, ne doivent pas dépasser les 50 mg/l, de 10 à 40 mg/l à Paris, selon la société de gestion des eaux de Paris, qui précise par ailleurs qu’elles ne sont pas très toxiques, sauf en grande concentration, puisqu’elles sont alors transformées “par voie microbiologique en nitrites”, et que, contrairement à une idée reçue, les légumes en contiennent bien plus que l’eau de boisson : un kilogramme de carottes peut par exemple contenir jusqu’à 200 mg de nitrates.

Les substances dites “toxiques” sont le plomb, et les pesticides, dont la France, rappelle la SAGEP, est le deuxième utilisateur mondial derrière les Etats-Unis, dans les espaces verts, l’entretien de la voirie, des lieux publics, des voies ferrées, les industries de conservation, les propriétés privées, et pas seulement dans l’agriculture...

Une eau de rivière transformée en eau potable a subi deux traitements microbiologiques. Elle est d’abord “clarifiée”, de façon à éliminer les plus gros parasites, puis désinfectée à l’ozone et au chlore. Celui-ci étant aussi utilisé pour
sécuriser sur un plan sanitaire le transport de l’eau par les canalisations. La société de gestion des eaux de Paris
affirme par conséquent que “l’eau traitée qui coule de nos robinets est donc exempte d’organismes pathogènes”, des
germes contaminant comme les entérovirus (dans 10 litres d’eau prélevés), les salmonelles (dans 5 litres d’eau
prélevés), les staphylocoques pathogènes (pas les autres ?, dans 100 millilitres d’eau prélevé), et les “bactériophages
fécaux
” (!), (dans 1/2 litre d’eau prélevée).

Poursuivant son raisonnement, la société en charge des eaux de Paris déclare que l'eau du robinet est saine,
après tous ces traitements, et grâce à la surveillance active exercée tant par l’exploitant du service de distribution que
par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). A Paris, par exemple, plus de 2 millions de mesures de qualité seraient effectués chaque année par les laboratoires du service de l’eau. Le Centre de Recherche et de Contrôle des Eaux de Paris communiquant ensuite tous les mois les résultats à la DASS, qui publierait un bilan adressé à chaque mairie arrondissement. Des spécialistes évalueraient le goût de cette eau quotidiennement, et des automates sa qualité en permanence (chlore, ozone, nitrates, pH, limpidité, entre autres).



Principes de précaution : l’hygienne en question

 

Enfin, il est rappelé que bien souvent on incrimine la qualité de l’eau pour invoquer des risques de contamination - les
maladies nosocomiales” (c’est à dire qui se répandent dans les hôpitaux, NDLR) -, alors qu‘un manque d’hygiène est
facteur pathogène.
La SAGEP recommande donc de respecter les principes de précaution suivants :

Source : http://www.sagep.fr