L'alimentation biologique est enfin sortie de sa marginalité pour conquérir de nouveaux consommateurs. Plus qu'une mode, c’est un besoin vital. Si les scandales de la vache folle et du poulet à la Dioxine ont illustré avec violence les dérives de certaines pratiques industrielles, la méfiance des consommateurs envers les procédés agro-alimentaires actuels a des origines plus profondes.

De nombreuses personnes se méfient des pratiques d'élevage intensif et des techniques agricoles polluantes. Hormones et antibiotiques dans la viande, pesticides dans les céréales : ingrédients indésirables qui s'invitent à notre insu.
Beaucoup de gens refusent également la logique des produits contenant une trop forte concentration de colorants et d’exhausteurs de goût car cette nouvelle chimie alimentaire fait planer des menaces sur notre santé et ne remplace en aucun cas la qualité et la saveur des produits authentiques.
L’alimentation biologique connaît de ce fait un regain d’intérêt, car à travers elle, beaucoup de facteurs positifs convergent : l’envie de manger plus sainement, le désir de respecter l’environnement et le souhait de favoriser un mode d’échange économique plus équitable entre producteur et distributeur.

Qu'est-ce que le bio ?
Une terre saine et équilibrée
L’agriculture biologique recourt à des pratiques de culture et d’élevage soucieux du respect des équilibres naturels. Elle se définit par des pratiques spécifiques de production (emploi d’engrais vert, lutte naturelle contre les parasites...) et par l’utilisation d’un nombre limité de produit de fertilisation, de traitement de stockage et de conservation.
Une législation
française a été établie en 1980 pour l’ensemble
des produits agricoles et alimentaires transformés ou non.
Cette loi protège l’utilisation du terme "agriculture biologique"
mais également tous termes équivalents comme "agriculture
organique" et "l’agriculture bio-dynamique".

Quand peut-on dire qu'un produit est bio ?
Un produit préparé à partir d'ingrédients d'origine végétale ou animale peut être "Certifié Agriculture Biologique". Pour cela, il doit respecter une réglementation spécifique, très précise.
En quoi la préparation des aliments bio est-elle différente ?
Les transformateurs bio
sont tenus de respecter une réglementation particulière, plus
contraignante.
Ils sont confrontés à une difficulté majeure, celle de
disposer, en quantité suffisante, des matières premières
nécessaires à leur production.
Un exemple : pour faire du jus de carotte bio, le transformateur doit trouver
les quelques variétés adaptées à cette fabrication.
Si ces dernières ne sont pas disponibles, il réduira ou interrompra
sa production.
Certaines préparations
sont plus difficiles à réaliser lorsqu'on se limite à
la seule utilisation d'ingrédients bio. On ne parviendra jamais au
même résultat, à la même texture pour certains desserts
bio que pour les produits dont l'onctuosité est obtenue grâce
à des gélifiants.
De plus, l'usage des colorants chimiques étant prohibé, le produit
bio pourra sembler plus "terne".
Enfin, les produits bio ne sont pas renforcés en arômes artificiels et peuvent paraître fades à certains. Ils permettent de redécouvrir les goûts authentiques.
Comment sont-ils contrôlés ?
Pour être commercialisé, tout produit dit "issu de l'Agriculture Biologique" doit subir le contrôle et obtenir la certification d'un organisme officiellement agréé.
La garantie du logo
AB ![]()
Le respect de la réglementation européenne pour la production végétale, ou les produits transformés composés essentiellement d'ingrédients d'origine végétale.
Le respect d'un cahier des charges homologué par les pouvoirs publics français, pour la production animale et les produits d'origine animale.
L'aliment est issu d'un mode de production mettant en œuvre des pratiques spécifiques :
L'aliment est composé de plus de 95% d'ingrédients issus du mode de production biologique.
Culture
Les agriculteurs bio s'interdisent
d'utiliser des pesticides et engrais chimiques de synthèse. Attentifs
à une fertilité durable des sols, ils pratiquent une rotation
des cultures, sèment des engrais verts ou épandent des matières
organiques compostées.
Pour lutter contre les parasites ou les mauvaises herbes, ils mettent en œuvre
des méthodes qui mobilisent une main d'œuvre importante :
Elevage
Les agriculteurs bio nourrissent
les animaux essentiellement avec des aliments biologiques : de 90 à
100 % selon les espèces.
Ils assurent bien-être dans les bâtiments d'élevage, et
accès au plein air. Ils limitent le recours aux antibiotiques : plus
de deux traitements par an retirent à l'animal sa qualité bio.
Les thérapeutiques alternatives, notamment l'homéopathie, sont
fréquemment utilisées.

Savoir-faire
La pratique de l'agriculture bio nécessite des connaissances approfondies en matière d'agronomie. On constate d'ailleurs que les agriculteurs bio sont dans l'ensemble plus jeunes et mieux formés. Ils sont organisés collectivement pour s'apporter mutuellement une expertise, partager les expériences acquises.
Ethique
Les agriculteurs bio ont
en commun le souci de protéger la planète. Leurs pratiques culturales
respectent les cycles naturels de la vie et garantissent ainsi le caractère
durable de l'activité agricole.
Ils recherchent la diversité dans leur production, qu'elle soit végétale
ou animale, et remettent au goût du jour des variétés
et des espèces peu communes ou oubliées.
Nombre d'entre eux pratiquent la vente directe de leurs produits.
Comment
reconnaître un produit bio ? ![]()
Grâce au logo AB attribué par ECOCERT, organisme indépendant de contrôle agrée par le ministère de l’agriculture.
A la mention " issu
de l’agriculture biologique ", apposé sur l’emballage
des produits.
L’apposition du logo AB est un signe de reconnaissance pour le consommateur.
Il indique que le produit concerné contient au moins 95% de composants
issus de l’agriculture biologique.
L’histoire du bio
L’agriculture biologique a commencé dans les années 1910 en Allemagne avec la théorie de Rudolf Steiner (1861-1925) : l’anthroposophie.
Cette théorie considère
que l’homme fait partie d’un équilibre cosmique qu’il
doit comprendre pour vivre en harmonie avec le monde qui l’entoure,
et trouver un équilibre entre le spirituel et le matériel.
C’est en 1924, qu’il jette les bases de la méthode
bio-dynamie en appliquant ces théories à l’agriculture.
Après la seconde guerre mondiale, le mouvement de l’agriculture
organique se développe en Angleterre, ce mouvement qui s’appellera
ensuite la "Soil Association" veut redonner à l’humus
un rôle fondamental dans l’équilibre biologique et la fertilité
des terres.
Elle se base sur les théories développées par sir Albert
Howard dans son "testament agricole" écrit en 1940.
Dans les années
50, l’agriculture biologique émerge en France grâce
à des médecins et des consommateurs inquiets des effets de l’alimentation
sur la santé.
A partir de 1968, les changements idéologiques favorisent
le développement de l’agriculture biologique.
Dans les années 1970 de nombreux courants émergent.
Encouragé par le choc pétrolier de 73, le mouvement écologique
moderne se développe autour des idées communautaires, et au
nom du retour à la terre en Angleterre la "Soil Association"
crée les notions de cahier des charges, de garantie et de contrôle.
En France
les agriculteurs biologiques se regroupent en fédération et
forment des syndicats professionnels.
Depuis le début des années 90 une demande accrue par
les consommateurs permet à l’agriculture biologique de sortir
de sa marginalité.
Scandales alimentaires : pas de ça chez nous !
Depuis plusieurs années, l’opinion publique assiste, impuissante, à l’enchaînement des scandales alimentaires :
Et l’on en passe !
Comment se prémunir de tels scandales ? Comment agir ? Comment savoir ?
"En fréquentant ESPACE BIO SAINT-CHARLES", affirme le responsable maison.
"Outre
la présence, dans nos murs, de professionnels de la nutrition biologique,
nous garantissons la qualité de nos produits grâce à une
grille de contrôle stricte."
Le bio est-il plus
cher ?
Des produits légèrement plus chers...
Inutile de le nier, les produits bio sont légèrement plus chers que leur homologue traditionnel, et cela pour plusieurs raisons : l’agriculture bio utilise beaucoup de main d’œuvre (surtout dans le domaine des fruits et légumes), et la rentabilité au mètre carré est moins forte.
Dans l’élevage,
les animaux sont également moins nombreux à surface égale,
et sont nourris plus longtemps : un poulet bio consomme des céréales
bio pendant 13 semaines, un poulet en batterie est gavé de farine en
permanence pendant quatre semaines.
Le surcoût du bio, tend cependant à se réduire grâce
à une demande de plus en plus forte et à une bonne organisation
des filières.
Mais une alimentation plus économique...
Beaucoup de consommateurs s’accordent cependant à penser que le bio peut être plus économique. En mangeant bio, on préfère les légumes de saison, achetés au meilleur de leur cours, on refuse le gaspillage, on n'éprouve pas la nécessité d’accompagner les plats de sauce, et on redécouvre des plats miracles comme les lentilles, les pois cassés...
Enfin, si on élève le débat au niveau de la collectivité, on notera que les coûts induits par l’agriculture ou l’élevage intensif (parlez au breton de la pollution de l’eau par exemple) sont fortement pénalisants, pour le contribuable.
On dit souvent que les produits bio sont plus chers mais en fait, ce sont les autres qui ne correspondent pas à Ia réalité.Quand on trouve des yaourts à 50 centimes, il faut savoir que l'agriculteur s'est vu acheter son lait à un prix trop bas pour qu'il puisse vivre.
On doit donc lui allouer
des primes, des aides agricoles, des compensations par rapport au prix de
référence. C'est un autre calcul que les gens ne voient pas
: s'il achetaient tout de suite un produit un peu plus cher, ils auraient
quelque chose de meilleur tout en n'ayant finalement pas dépensé
davantage.
Nous expliquons souvent que quand on choisit un produit issu de l'agriculture
la plus polluante, on le paie trois fois :
- Connaissez-vous le coût santé de 40% de cancers provoqués
par une mauvaise alimentation ?
- Connaissez-vous le coût santé des maladies ou allergies dues
à une alimentation déséquilibrée, trop riche en
sucres et graisses ?
- Connaissez-vous le montant des aides et subventions redistribuées
à l’agriculture conventionnelle ?
- Connaissez-vous la facture exacte du remembrement, celle des actions de
dépollution des sols, de l’eau et de l’air ?
Et ce ne sont là que quelques-unes des questions que nous pouvons, ensemble, légitimement nous poser...
“Ce qui signifie qu’à long terme, une alimentation biologique équilibrée est payante.”
Les effets du bio sont multiples :
Meilleur bien-être,
Action citoyenne pour la préservation de l’environnement,
Limitation des coûts médicaux...
Alors, vous hésitez encore !?

La naissance d’EspaceBio
est l’aboutissement d’une réflexion collégiale d’une
famille, la famille Lagarde.
Les parents nés dans les années 50 ont commercialisé
pendant de nombreuses années des produits alimentaires issus d’une
agriculture intensive. Les années passées dans ce secteur ont
forgé une solide expérience à Roland et Dominique dans
le domaine de la " mal bouffe ".
Mais laissons la parole à Roland Lagarde :
Au travers de nos
très nombreux déplacements chez les producteurs, nous avons
découvert au fil des années, à quel point ces agriculteurs
étaient emprisonnés dans le système agricole actuel.
Ils n’étaient plus conscients qu’il existait à la
veille de l’an 2000 une alimentation saine.
Depuis ces dernières années passées dans ce secteur nos
conversations avec les producteurs de culture intensive, étaient toujours
les mêmes :
" Nous sommes très endettés et pour honorer nos échéances
il nous faut toujours produire plus ".
Et pour produire plus il faut utiliser en abondance des engrais chimiques
et autre produits de synthèse et ainsi polluer les trois grandes richesses
naturelles de notre planète : L’air, l’eau et la terre.
Il est évident que ces trois éléments sont indispensable
à la survie de l’homme.
Après la visite de l’exploitation agricole nous revenions à
la ferme ou chaque producteur nous faisait visiter son coffre-fort.
Ce n’est malheureusement pas ce que l’on peut penser.
Ce coffre-fort est un endroit ou l’on entrepose bien à l’abri
des enfants et des animaux, les engrais et autres substances chimiques destinés
à être étalés sur leurs cultures.
Indépendamment de leur exploitation agricole, qui pour certains se
chiffre en centaines d’hectares, chaque agriculteur possède un
jardin potager, pour son alimentation familiale.
Ce petit carré de jardin est cultivé sans engrais ni produits
chimiques.
A mon tour la prise de conscience était galopante dans mon esprit et
à partir de ce jour je ne pouvais plus accepter de nourrir ma famille
avec ce genre de produits.
Je me suis donc tourné vers l’alimentation biologique et j’ai
décidé d’ouvrir ce magasin "ESPACE BIO Saint Charles".
Nous nous sentons aujourd’hui très forts de cette malheureuse
expérience et ayant fréquenté l’univers chimique
pendant des années il est à mon avis difficile de nous berner.
Nous sommes convaincus aujourd’hui qu’une large majorité
des agriculteurs se sont inconsciemment laissé aspirer dans une spirale
infernale, celle de la productivité.
Suite aux scandales alimentaires de ces dernières années, plusieurs
commencent la reconversion vers l’agriculture biologique.
Sage décision !
Ainsi est né ESPACE BIO Saint Charles le 17 décembre 1997.
Roland Lagarde
La philosophie
de l'Espace Bio Saint-Charles : une éthique
"C‘est parce que nous avons établi une éthique interne que nous pouvons aujourd’hui vous garantir une prestation de qualité et en accord avec les grands principes de l’agriculture biologique", affirme Stéphane Lagarde :
Un goût naturel, des produits sains, pour une alimentation biologiquement équilibrée.
Nous concentrons notre choix sur Les produits Demeter : les produits de l’agriculture bio-dynamique.
Les points de notre charte d’éthique sont au nombre de
9 :
Espace
Bio Saint-Charles
Stéphane Lagarde
Tél : 01 45 75 79 45
Fax : 01 45 75 79 50
GSM : 06 14 73 72 89
20 Rue de l'église
75015 Paris