PDQA, la région Ile-de-France : entre agglomération de Paris et bassin parisien
La
qualité de l'air doit être appréhendée à
une échelle propre à analyser et à maîtriser
de tels phénomènes. Il est
impérieux de prendre en compte la métropole parisienne dans
sa globalité, telle qu'on vient de la décrire à grands
traits. Mais le phénomène de l'ozone, par exemple, se manifeste
régulièrement au-delà de l'agglomération, sur
les
zones rurales de la région comme aussi dans le bassin parisien ;
ce phénomène doit même s'apprécier à l'échelle
des mouvements de masses d'air qui affectent l'ouest du continent européen,
alors que les polluants émis en quantité
importante par la métropole parisienne peuvent y contribuer.
Le législateur a fait choix de prescrire l'établissement d'un
plan régional pour la qualité de l'air, établi pour
chaque région administrative : c'est dans ce cadre que s'inscrit
le présent document.
Le présent plan régional pour la qualité de l'air
a pour objet :
de prendre
la mesure en Ile-de-France des phénomènes complexes qui affectent
la qualité de l'air ;
sur la base des objectifs de qualité de l'air réglementaires
fixés au plan national, de définir des orientations stratégiques
et des recommandations ;
de mettre à disposition du public la meilleure information
disponible. Faute de pouvoir apporter des réponses à toutes
les questions ouvertes, ce plan n'est qu'une première pierre. La
démarche qui a présidé à son élaboration
se prolongera : pour être efficaces, réflexion et action doivent
en effet s'inscrire dans la durée.
Le calendrier des travaux
22 octobre 1997 :
mise en place par le préfet de région de
la commission d'élaboration du plan ;
novembre 1997-juin 1998 :
première phase : collecte des savoirs et engagement d'études
complémentaires ;
29 juin 1998 : présentation à la commission des résultats
de la première phase ;
septembre 1998 mars 1999 :
aboutissement des études et élaboration des orientations
et recommandations ;
travail spécifique en vue de l'information du public ;
3 mai 1999 : présentation du projet de plan à la commission
;
20 septembre-20 novembre 1999 :
consultation du public sur le projet de plan ;
consultation du conseil de Paris, des conseils généraux
des départements de la région, du syndicat des transports
parisiens, des conseils départementaux d'hygiène et du comité
régional de l'environnement ;
mars 2000 :
bilan de la consultation du public et des organismes consultés
et propositions de modification du projet de plan ;
saisine du conseil régional pour avis ;
mai 2000 :
4 mai : avis du conseil régional ;
12 mai : présentation du bilan et des avis à la commission
du plan ;
31 mai 2000 : approbation du plan par arrêté préfectoral.
Ce calendrier,
engagé bien avant la publication (13 mai 1998) des premiers décrets
de la loi sur l'air, a permis de
mener en parallèle plan pour la qualité de l'air et plan de
déplacements urbains. Ce dernier, dont la réalisation a été
prescrite en Ile-de-France par la loi sur l'air, est également élaboré
sous l'autorité du préfet de région.
Un plan régional : son objet, sa portée
Le présent
plan régional pour la qualité de l'air a pour objet :
de prendre la mesure en Ile-de-France des phénomènes
complexes qui affectent la qualité de l'air ;
sur la base des objectifs de qualité de l'air réglementaires
fixés au plan national, de définir des orientations
stratégiques et des recommandations ;
de mettre à disposition du public la meilleure information
disponible.
Faute de pouvoir apporter des réponses à toutes les questions
ouvertes, ce plan
n'est qu'une première pierre.
La démarche qui a présidé à son élaboration
se prolongera : pour être efficaces, réflexion et action doivent
en effet
s'inscrire dans la durée.
Implantation
des stations de mesure en petite couronne au 31 mai 2000
Source : Airparif
Implantation
des stations de mesure en grande couronne au 31 mai 2000

Source : Airparif
Un audit international approfondi
Le réseau
Airparif a fait l'objet en 1997 d'un audit réalisé par des
experts internationaux. Cette étude a qualifié le
réseau de globalement performant et l'a positionné honorablement
en comparaison avec ceux d'autres métropoles
européennes. Elle a également identifié des axes d'amélioration,
notamment au travers d'une redéfinition de
l'implantation des stations et le développement de l'assurance qualité.
L'audit a également confirmé les
orientations d'Airparif vers le développement d'outils de communication,
de modélisation et de prévision plus
performants. Airparif a d'ores et déjà mis en uvre plusieurs
de ces recommandations, par exemple par
l'ouverture d'un site Internet (www.airparif.asso.fr) ou encore la disponibilité
d'outils de prévision de la pollution
atmosphérique du jour pour le lendemain.