AIR
UNE

 

PDQA, un enjeu : l'air, notre milieu de vie

 

L'air est composé d'azote (78 %) et d'oxygène (21 %), mais aussi d'une multitude de substances très diverses : gaz
carbonique, gaz rares, composés organiques…
Parmi celles-ci, certaines se distinguent par leurs effets nocifs sur la santé ou l'environnement. Le fait que la pollution atmosphérique puisse affecter la santé de l'homme est depuis longtemps connu. Toutefois, les épisodes de forte pollution observés dans les années 50, qui ont marqué notre mémoire (ainsi le "smog" hivernal survenu à Londres en 1952, jugé responsable d'un excès de 3 500 à 4 000 décès pour une population exposée de l'ordre de 8 millions de personnes), se contentaient de lier les effets sanitaires seulement à des niveaux exceptionnellement élevés de pollution, limités dans l'espace et le temps.


De même la notion d'alerte, née dans les décennies 60 et 70 pour faire face aux pollutions d'origine industrielle, est venue confirmer cette perception. Les études épidémiologiques réalisées depuis de par le monde, en particulier dans la présente décennie en Ile-de-France, démontrent que la pollution de l'air peut affecter la santé humaine en tout temps, même à des niveaux de concentration dans l'air inférieurs aux seuils d'alerte.
Les effets sur l'environnement sont également connus de façon très ancienne, les pierres des monuments portant la trace visible des dommages liés aux activités urbaines. Les règlements de César dans la Rome antique, ou bien encore, plus récemment, la "croûte" formée entre 1180 et 1636 sur la cathédrale Saint Trophime d'Arles, en portent témoignage.

 

Phénomènes naturels et activités humaines à l'origine des pollutions

Les polluants sont d'origines variées : les uns sont émis naturellement par la végétation, les océans ou les volcans,
mais beaucoup d'autres sont le fait des activités humaines. L'appréhension exhaustive de la composition de l'air est
hors de portée. C'est en effet un milieu dynamique : ses multiples constituants sont en perpétuelle transformation,
soumis aux conditions météorologiques, aux flux atmosphériques et aux réactions chimiques.

L'air, comme l'eau, est un milieu fluide. Cependant des différences essentielles doivent être marquées :


• les rejets individuels d'air vicié (chargé de polluants) dans l'atmosphère ne peuvent être collectés puis épurés dans
une station de traitement ;

• on peut choisir de boire une eau plutôt qu'une autre : on ne choisit pas l'air que l'on respire ;

• depuis que les lointains ancêtres de l'homme et de nombreuses espèces vivantes sont sortis de l'eau, l'air est
devenu leur milieu de vie ; nous pouvons différer l'instant de boire ; nous respirons sans trêve du premier instant de
notre naissance jusqu'à l'heure où, précisément, nous rendrons notre dernier souffle…

Les principales dispositions de la loi sur l’air et l’utilisation de l’énergie du 30 décembre 1996

 

La loi sur l'air :

- affirme le droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ;

- fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l'air et de l'information du public (titre 1er) ;

- institue les Plans Régionaux pour la Qualité de l'Air (titre II) ;

- institue des Plans de Protection de l'Atmosphère (titre III), appelés à succéder aux "Zones de Protection Spéciale"
contre la pollution atmosphérique prises en application de la loi de 1961 ; en Ile-de-France, la ZPS, créée dès 1964, a
été renforcée et élargie à deux reprises : en 1978, puis en 1997 ; certaines dispositions de l'arrêté interministériel du
22 janvier 1997 doivent trouver application d'ici le 31 décembre 2003 ;

- institue des mesures d'urgence en cas d'épisode de forte pollution atmosphérique (titre IV).

Elle contient aussi des dispositions applicables aux plans de déplacements urbains (titre V), à l'urbanisme (titre VI),
enfin des mesures techniques nationales de prévention de la pollution atmosphérique et d'utilisation rationnelle de
l'énergie (titre VII).

 

Paris-Montsouris :Période hivernale 1992-1998

 

Paris-Montsouris : Période estivale 1992-1998

Les vents, mesurés à Paris- Montsouris, sont classés en fonction de leur direction d'origine et de leur force.
La répartition des vents en proportion de temps sur une période étudiée (ici : les sept années 1992 à 1998,
en distinguant périodes hivernale et estivale) est figurée par la rose des vents.
En période hivernale, les vents dominants ont soufflé du secteur sud-ouest.
Leur vitesse a été le plus souvent supérieure à 3 m/s, ce qui assure une dispersion des polluants suffisante pour éviter des épisodes de forte pollution. La part des vents venus du secteur nord-est a été plus élevée en été.
D'une manière générale, le vent à Paris-Montsouris est un peu plus faible que hors de l'agglomération,
et les secteurs dominants sont légèrement différents.
(Source :Météo-France)