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Gestion des arbres de Montreuil

Le service des espaces verts intervient sur les arbres de l'espace public communal : les rues, les cours d'écoles, les 3 parcs et les 14 squares au total 51,4 ha d'espaces verts pour une superficie totale de la ville de 892 ha.
Mais la ville est traversée également de rues départementales ou nationales. Dans ces cas, les arbres sont gérés par le département ou l'Etat.

Tous les arbres plantés dans la ville sont achetés "petits" dans des pépinières de Seine-et-Marne ou, si l'essence souhaitée n'est pas disponible, dans d'autres régions ou d'autres pays : au sud de la France, en Allemagne, en Italie.

Choix des arbres

Les critères retenus principalement sont typiquement urbains :

En ville, les fleurs des arbres sont appréciées mais les fruits, en tombant sur les trottoirs, peuvent gêner et devenir dangereux. Aussi a-t-on recours soit à des plantes dioïques males - comme l’arbre aux quarante écus -, soit à des plantes provenant de croisement stérile - comme le marronnier rouge -, soit enfin à des plantes à fleurs doubles - comme le cerisier du Japon -.
En effet, ces plantes ont perdu leurs organes reproducteurs, étamines et pistil, qui se sont transformés en pétales.
On peut aller jusqu'à choisir des espèces qui ne produisent pas beaucoup de feuilles mais on risque ainsi de s'éloigner d'essences plus "locales".
De nombreuses essences différentes se rencontrent dans Montreuil :

Cependant, la majorité des arbres qui sont dans les rues sont d’essences communes comme :

Depuis quelques années, de nouveaux arbres sont apparus comme :

La plantation

Parfois, pour différentes raisons, l'arbre doit attendre avant d'être planté : dans ce cas on le met en jauge, c'est à dire qu'on le plante provisoirement dans un sol sablonneux, pas plus de quinze jours.
Suivant leur taille, leur espèce, les arbres sont fournis en racines nues, en motte grillagée ou en bac pour les plus gros.
La réussite d’une plantation réside dans les conditions optimales que l’on pourra fournir au jeune arbre dans ses premières années. Aussi prévoit-on un trou de plusieurs mètres cubes afin de permettre un développement généreux des futures racines. Ce trou est rempli de terre végétale de bonne qualité à laquelle on ajoute du terreau pour faciliter la reprise. Dans le trou, on peut installer un drain qui permettra ensuite de faciliter l’arrosage.
Si l’arbre à planter est en racines nues, on habille les racines, c’est à dire qu’on les taille pour supprimer toutes celles qui présentent des blessures pouvant entraîner ensuite des maladies. En même temps, on raccourcit les branches pour donner une forme harmonieuse à l’arbre et diminuer dans les premiers mois une transpiration trop importante par les feuilles.
Si l’arbre est fourni en motte, peu de racines ont été coupées. Aussi peut-on le planter sans diminuer la ramure.
Une fois l’arbre planté, en respectant la hauteur du collet pour ne pas trop l’enterrer, on confectionne avec la terre une cuvette d’arrosage que l’on inonde afin de bien agglomérer la terre aux racines. On procède enfin au tuteurage pour protéger la plante des chocs et de l’action des vents.
La période normale de plantation se situe de novembre à mars, au moment ou les arbres caducs n’ont plus de feuillage. Il en est différemment des arbres persistants et des conifères qui doivent être plantés au moment où leurs racines se développent, c’est à dire en fin d’automne ou au début du printemps.
Le lieu de la plantation : on peut théoriquement planter partout mais il faut prévoir le développement futur de l'arbre. En effet, ni ses racines ni son feuillage ne devront être génés ou causer eux-mêmes des nuisances (soulèvement de macadam, obturation de fenêtres...).

Et après ?

En principe l'arbre n'aura pas de besoin particulier durant sa croissance mais dans un milieu fortement contraint comme une ville dense, une surveillance sera nécessaire : des blessures sur le tronc peuvent devenir un foyer de maladies. Un arbre malade peut mourir et présenter un danger : il sera alors nécessaire de le couper.
De même les feuilles en automne sont systématiquement retirée du sol oè elles peuvent représenter un danger : en pourrissant elles deviennent glissantes sur le macadam.
L’espérance de vie d’un arbre planté sur un trottoir est d’environ la moitié de celle d’un arbre croissant dans des conditions normales.

Pourquoi tailler ?

Les racines d'un arbre en ville sont moins bien développées qu'en pleine terre en raison d'un sol plus tassé et moins riche, du fait du retrait de l'humus potentiel des feuilles, et également à cause des conduites et constructions qui freinent leur croissance.
"Mutilé" des racine, donc moins bien ancré au sol, il peut représenter un danger. On doit donc rétablir l'équilibre entre les racines et le feuillage en effectuant une taille. Aujourd'hui on taille généralement de façon "douce", c'est à dire en réduisant la densité intérieure et la longueur extérieure du feuillage par opposition à taille "dure" anguleuse et plus blessante pour l'arbre.

De l'importance des arbres

En ville, les arbres sont trop nombreux pour jouer un rôle économique : ils ne sont pas plantés pour produire du bois. Cependant, ils jouent des rôles importants :

Son rôle biologique est longtemps passé inaperçu mais il n'en est pas moins vital pour la Terre :

Les arbres en chiffres

Malgré sa situation géographique aux portes de Paris, Montreuil possède un nombre d’arbres conséquent. En effet, outre tous les arbres qui poussent dans les jardins particuliers, de nombreux arbres sont plantés dans les parcs, les cours d’école et sur les trottoirs.
Ces arbres sont gérés par le service communal des espaces verts, mais aussi par l'état et le département.
Il y a près de 15 000 d'arbres (hors jardins privés) à Montreuil :

Comment protéger les arbres ?

Les arbres en ville sont souvent considérés comme du mobilier urbain : en fait ce sont des êtres vivants et si nous voulons que les arbres puissent grandir et vivre longtemps, il convient de respecter certaines règles :

Protection juridique de l'arbre

Arbre menacé, arbre menaçant, mauvais traitement ou absence d'entretien, des moyens d'intervenir en faveur de l'arbre existent. L'arbre est soumis au droit public.
Je vérifie qu''il se trouve :

L'abre est soumis au droit privé. Je vérifie s'il existe une protection établie par :

Sources : Ministère de l'équipement et du logement.
Document complet disponible à la mission environnement de la ville de Montreuil

Guide des arbres de Montreuil et des rues où ils peuvent être observés

Buddleia ou arbre à papillons Buddleija davidi

Originaire de Chine.
Se contentant de sols très pauvres, il colonise les terrains vagues et même les fissures des vieux murs. Ses fleurs apparaissent en grappes violettes à la fin de l'été et, comme le nom l'indique, attirent les papillons et les insectes. Quasiment tous les terrains en attente d'aménagement, parc des Beaumonts

Catalpa commun Catalpa bignonioides

Originaire d'Amérique du Nord, il n'existe pas à l'état naturel en Europe du Nord.
Il se reconnaît à ses grandes feuilles groupées par 3 qui apparaissent tardivement - fin mai - et surtout à ses fruits, sortes de grands haricots qui persistent sur l'arbre d'une année à l'autre. Sa longévité ne dépasse pas 120 ans.
Place Poulin, rue du Jardin Ecole, rue Galliéni

Cerisier à fleurs Prunus new red ou cerrulata (ou merisiers, pruniers)

Arbre à croissance rapide très planté en ville, son écorce lisse et brillante se détache en lanières horizontales.
Rue Armand Carrel, du Colonel Delorme, Douy Delcupe, Kléber, sergent Godeffroy, Lenain de Tillemont, Rapatel, de Vincennes, Chantereines, Victor Beausse, av. de la Résistance

Erable sycomore Acer pseudoplatanus

Il se distingue du platane par une écorce plus épaisse et ses fruits ou samares tombent en tournant comme des hélices. C'est un arbre d'une grande longévité, à croissance rapide et résistant bien à la pollution. Il peut vivre 200 ans. Av. Walwein, rue de Romainville

Erable plane Acer platanoïdes

Arbre à croissance rapide qui pousse de l'Europe au Caucase.
Le pétiole de ses feuilles contient du latex. Sa longévité est d'environ 150 ans. Son bois est utilisé en menuiserie et en lutherie.
Rue de la Montagne pierreuse, Gutenberg, av. de la Résistance

Frêne à fleurs

S'élève jusqu'à 10 m et possède des rameaux rougeâtres ponctués de jaune. Sa floraison au mois de mai est spectaculaire.
Rue Kléber

Marronnier commun Aesculus hippocastaneus

Facile à reconnaître grâce à la forme caractéristique de ses feuilles et à la beauté de ses grandes fleurs blanches ou rouges qui se dressent en chandelier au printemps.
Ses fruits brillants contenus dans une capsule épineuse sont familiers en automne. Longévité : environ 200 ans.
Rues Fusée, Marais ; av. de la République, Victor Hugo, Théophile Sueur, Gabriel Péri, Pasteur ; place du Général de Gaulle
Egalement : le marronnier à fleurs rouges aesculus x carnea.
Rue Marais

Paulownia

Originaire de Chine, il a été planté en Europe par les hommes pour sa beauté en particulier celle de ses grandes fleurs mauves.
Le dessous de ses grandes feuilles - groupées par deux, ce qui aide à le distinguer du catalpa - est recouvert d'un duvet.
R
ue Etienne Marcel, allée Suzanne Martorell

Platane commun Platanus vulgarus acerifolia

Il serait un hybride entre une espèce des États-Unis et une autre du sud de l'Europe et du Proche Orient.
Il présente une écorce qui se détache par plaques et des fruits en boules ("poil à gratter"). Sa longévité peut atteindre plusieurs siècles.
Très vigoureux, c'est sans doute l'arbre le plus représenté le long des routes de la ville.
Rues Paul Doumer, Voltaire, Paul Langevin, de Valmy, Pierre de Montreuil, E. Branly, Walwein, Paul Signac, de Lagny, de Stalingrad, Franflin, Robespierre, bd Jeanne d'Arc, av. de la Résistances, du pdt Wilson, Jean Moulin, places République, Carnot et de La Fraternité
Les arbres replantés lors du réaménagement de la rue de Rosny seront des platanes.

Pommier à fleurs

Assez éloigné botaniquement des espèces fruitières, il est planté pour ses fleurs.
Rue Babeuf

Poirier de Chine Pyrus calleryana

Petit arbre originaire de Chine, dont le feuillage d'un vert brillant devient rouge en automne.
Fleurs blanches qui se dispersent en neige.
Rue Henri Wallon, de Vitry, Honoré de Balzac

Robinier faux acacia Robinia pseudoaccacia L.

Il provient du sud-est des États-Unis.
Le premier exemplaire fut planté par Robin, jardinier du roi, puis transplanté au jardin des plantes en 1635 où il survécut jusqu'à une époque récente. Ses grappes de fleurs blanches et parfumées sont appréciées des abeilles et sont aussi utilisées en cuisine (beignets). Le bois très dur sert à fabriquer des piquets de clôtures et est utilisé comme bois de chauffage.
Rue des acacias ; av. Ferdinand Buisson

Sorbier des oiseleurs Sorbus aucuparia

Les oiseaux recherchent ses baies rouges et luisantes et répandent les graines dans la nature. Autrefois les oiseleurs plantaient l'arbre pour attirer les volatiles et les capturer.
Rues Lenain de Tillemont, Ernest Savart, des Blancs Vilains ; av. de la Résistance

Sophora du Japon Sophora japonica

Plante légumineuse, de la famille des papilionacées.
L'extrémité de ses feuilles est plus pointue que celle du robinier. Originaire de Chine, il ne fleurit qu'à partir de sa 20ème année. Les grappes jaunâtres donnent des gousses vertes en automne.
Rues des Saules Clouets, des Néfliers, Jules Guesde, Galilée, Saint Antoine, Paul Lafargue ; av. du pdt. S. Allende, av. de la Résistance
Sophora pleureur Sophora japonica
Square Patriarche

Tilleul à petites feuilles Tilia cordata

Petites feuilles en forme de cœur. Les fleurs jaune vif, un peu moins parfumées que celle du tilleul à grandes feuilles sont réunies en petits bouquets pendants et s'épanouissent en juin.
Rues de Vincennes, Ernest Savart, Jules Verne, la mare à l'âne ; av. Pasteur

Tulipier de Virginie Liriodendron tulipifera

Il doit son nom à ses fleurs qui ressemblent de loin à des tulipes. Peut atteindre 30 m de haut en France - 50 m dans l'est des États-Unis d'où il est originaire.
Rues du Centenaire, Molière OPHLM, Colmet Lepinay

Un parcours de reconnaissance des arbres du centre-ville

Ce parcours pédestre de 35 mn permet d'apprendre à reconnaitre les arbres proches de chez soi : on s'apercevra qu'il y a tout près du centre ville quelques arbres pas si communs que ça. Pour en savoir plus sur les arbres, se reporter au guide des essences les plus courantes à Montreuil.

Départ à la mairie. Prendre le boulevard P.V. Couturier : on peut observer le paulownia devant le laboratoire d'analyses médicales.
On débouche sur le boulevard P.V. Couturier : dans le bac à fleur du commissariat : un ailante qui a poussé tout seul.
On continue jusqu'à la place François Mitterrand ; le parking en bas du boulevard Henri Barbusse est entouré d'une haie de charmilles (vient du charme, arbre au bois très dur et aux feuilles dentelées).
Dans le parterre de fleurs à gauche de l'église St Pierre St Paul : gingko biloba.
On redescend la rue Franklin : devant le magasin Franprix : paulownia.
Toujours le long de l'avenue Franklin, on longe la place Guernica, sous laquelle se cachera bientôt un bassin de rétention.
On arrive le long de la rue de Stalingrad : dans la zone de verdure de la cité de l'espoir se trouvent des érables, cèdres, bouleaux, robiniers faux acacia, tilleuls, savonniers.
On se rend dans la rue piétonne - rue du Général Galliéni - soit en coupant par la cité de l'espoir, soit en revenant par la rue Molière.
Près de la fontaine à l'angle des rues Victor Hugo et Gallieni : deux marronniers.
On parcourt la rue piétonne en direction de la Croix de Chavaux : on remarque sur la gauche à l'angle des rues F. Debergue et Gallieni un catalpa.
On se rend devant La Poste boulevard Rouget de Lisle par le passage entre la boulangerie et le fleuriste : aubépine.
L'avenue Rouget de Lisle est bordée de tilleuls, on revient vers la mairie.
De la pharmacie face aux conteneurs enterrés (emballages, verres et journaux), on remarque sur la droite de la rue Mériel un buddleia qui surgit du mur derrière la gouttière à 2 m du sol.
On reprend le boulevard Rouget de Lisle : à l'angle Victor Hugo / Rouget de Lisle se trouve un paulownia, et contre le mur, un bambou.
On peut rejoindre le square de la bibliothèque soit en continuant le boulevard soit en prenant la rue Victor Hugo.

Dans le square Patriarche autour de la bibliothèque Robert Desnos, on peut découvrir les arbres suivants ; des panneaux situés sur les arbres vous aideront à les reconnaître :

Ce parcours a été élaboré avec l'aide du MNLE (Mouvement National de Lutte pour l'Environnement).

L'opération 2001 arbres pour l'an 2000

Deux mille et un arbres supplémentaires ont été plantés à Montreuil en l’an 2000, dont près de la moitié chez les particuliers. Symbole de vie, de paix, de tolérance ou de liberté, véritable poumon de notre ville, l’arbre marque le passage du troisième millénaire.
Cette démarche est en cohérence avec le contrat de l’environnement urbain signé avec le conseil général en juin 1999, afin de développer le verdissement visuel des villes du département. Ces plantations sont également complémentaires de l’opération nationale " "La Méridienne verte", lalignement d’arbres qui traversera toute la France.

1000 arbres sur l'espace public

Leurs emplacements ont été choisis en concertation avec les conseils de quartiers, les écoles et les bailleurs sociaux (en fonction des contraintes techniques ou paysagères). Certains de ces arbres sont attribués au préverdissement du parc départemental des Guilands dans le cadre de son agrandissement. D’autres devraient orner les boulevards Henri-Barbusse et de la Boissière.

1000 autres arbres chez les particuliers

Les Montreuillois ont fait leur demande auprès de la mission An 2000 (tél : 01 48 70 68 87) qui coordonnait ce projet afin de pouvoir centraliser les demandes de plantations.
Seule contrainte pour bénéficier de cette opération : que l’arbre soit visible de la rue.
La visite d’un agent communal permet au demandeur de recevoir des conseils techniques et d’évaluer les possibilités d’épanouissement de l’arbre sans occasionner de problèmes à plus ou moins long terme..
Un contrat est signé entre la ville et le particulier. Le bénéficiaire s’engage à entretenir l’arbre.

Choix des arbres

Parmi les espèces proposées, on peut adopter un arbre dit persistant. Il s’agit de ceux dont les racines sont fragiles et qui ne perdent pas leurs feuilles, comme les magnolias et qui nécessitent d’être transplantés, avec une motte de terre suffisante, en mars-avril ou octobre.
Une autre catégorie d’arbres, de ceux qui perdent leurs feuilles et appelée à racines nues, comme les arbres fruitiers, doit être changée de place sans motte de terre au pied, mais au moment où ces espèces vivent au ralenti, c’est-à-dire entre janvier et mars et fin octobre début novembre.
Enfin, il est possible de choisir un arbuste cultivé en pot que l’on peut planter tout au long de l’année.

La remise des arbres aux habitants a eu lieu les 18 et 25 novembre 2000.

Le 2001e arbre

Il a été planté le 31 décembre 2000 et symbolise l’entrée de la ville dans le troisième millénaire.

Fin et suite des plantations...

L’opération “2001 arbres pour l’an 2000”, a permis de réoxygéner l’ensemble des espaces verts de la commune, suite aux dégâts provoqués par la tempête de 1999. Il reste aujourd’hui deux projets à mettre en oeuvre pour la suite et la fin du reboisement :

Ces dépenses seront décidées en fonction du budget primitif 2001.

Autres arbres symboliques plantés à Montreuil

Source, illustrations, et pour en savoir plus : http://www.mairie-montreuil93.fr

 

Une ville dont l'action environnementale a valeur d'exemple.