DECHETS avec l'
UNEdéchets

Indicateurs statistiques


Gestion des déchets : quelques chiffres, coût, groupements intercommunaux

Quelques chiffres

Une ville de 100 000 habitants génère journellement :

Production en 1998 :

Un repas servi dans une cantine municipale génère en moyenne :

Coût

La modernisation de la gestion des déchets ainsi que le renforcement des normes induisent des coûts supplémentaires que les collectivités locales s'appliquent à maîtriser.

Les groupements intercommunaux

Pour gérer la collecte et/ou le traitement de leurs déchets, les communes peuvent soit s’en occuper directement, soit confier la gestion à une entreprise soit la transférer à un groupement.
Un premier phénomène remarquable a été la réorganisation communale de la gestion des déchets entre 1988 et 1998 sous l’impulsion des contrats Terres Vives : de 77% à 92%.
En se regroupant dans un syndicat intercommunal, les collectivités mettent en commun leurs moyens pour
dimensionner leurs équipements au plus juste en ayant la capacité financière suffisante pour bénéficier des progrès technologiques en matière de dépollution.
Les communes non regroupées sous traitent en majorité la collecte à une entreprise, et délèguent le traitement soit à un groupement soit à cette même entreprise.


Collecte : production de déchets ménagers, encombrants, déchetteries

Production de déchets ménagers

Production en 1998 : 5 051 091 millions de tonnes d’ordures ménagères (encombrants, collectes sélectives).

Entre 1988 et 1998, la production de déchets ménagers et la croissance démographique ont suivi les mêmes
tendances. Le taux annuel moyen d’accroissement régional des déchets depuis 1988 est inférieur à 1%. Et on
observe une baisse de 6% par rapport à 1994.

Les résultats du dernier recensement (1998) indiquent en Ile-de-France un fort ralentissement de la croissance
démographique (solde migratoire négatif). Cette évolution expliquerait le ralentissement de la production de déchets ménagers constaté lors des enquêtes ORDIF dans la mesure où celle ci dépend des ménages et de leur
consommation or ce sont les adultes qui partent, frange de la population qui consomme le plus.
Depuis 1998, la reprise économique se dessine, de fortes hausses d’activité ont été enregistrées. Démographie et
production de déchets risqueraient alors de repartir à la hausse, la première alimentant la seconde accentuée par
la reprise de la consommation.

Suite à un effort extraordinaire de la part des élus et des techniciens, et grâce au soutien d’Eco-Emballages, de la
Région et de l'Ademe, une majorité des communes ont instauré la collecte sélective. Les habitants sont en général prêts à faire le geste, motivés par des actions de communication. Les zones d’habitat collectif restent plus difficiles à convaincre (absence de locaux, manque de place) ce qui explique le retard de la Région en matière de collectes sélectives. Quelques syndicats ont mis en place la collecte des fermentescibles mais elle est encore peu développée.

En 1998, chaque francilien aura en moyenne jeté en vrac 400 kg de déchets et trié 63 kg de matériaux divers - y
compris les encombrants -, contre 390 et 130 kg au niveau national, soit 684 560 tonnes, encombrants compris.

Les encombrants

Alors que la collecte des déchets ménagers hors encombrants tend à se stabiliser en Ile de France autour de 430 kg/hab/an, l’ensemble collecte + apports en déchetterie d’encombrants s’est accru de 80% entre 1994 et 1998 et
représente aujourd’hui 13 % en poids des déchets ménagers et assimilés, inclus encombrants. Elle se stabilise depuis 1996 autour de 33 kg/hab/an hors déchetteries.

Evolution des volumes d'encombrants ménagers par habitant en Ile-de-France

Cette évolution paraît étroitement liée à l’intensification du taux d’équipement du territoire francilien en
déchetteries.
Regroupant aujourd’hui la moitié des flux d’encombrants, les déchetteries entraînent une addition nette de tonnages, une diversification de la nature des apports - en particulier gravats et déchets verts, sans effet significatif de substitution sur les autres dispositifs de collecte, dès lors qu’ils co-existent.

Les déchetteries

En 1992, le réseau de déchetteries en Ile-de-France était inférieur à la moyenne nationale (21 contre 450).

Les syndicats qui ont signé un contrat "Terres Vives" se sont engagés à lutter contre les dépôts sauvages et à créer
un réseau de déchetteries significatif.
On observe donc une augmentation importante du nombre de déchetteries (89 en 1999). Ce phénomène perdurera pour les années à venir.

Le développement des déchetteries a pour effets :

Traitement des déchets : répartition des modes de traitement, valorisation

En 1990, l’Ile-de-France se trouve dans une période de pénurie de traitement :

Le traitement des déchets se répartissait de la manière suivante :

Une réglementation plus sévère, des équipements vieillisant et insuffisants ont conduit les collectivités maîtres d'ouvrage à moderniser et à augmenter leurs capacités de traitement. Dix ans après, on observe un net progrès :

Valorisation

L’évolution sur 8 ans, montre une nette progression de la valorisation des déchets ménagers (énergétique et
matière), notamment par le biais du recyclage.

Déchets non ménagers : les déchets hospitaliers

Références

Production

En 1992, les 700 établissements hospitaliers d’Ile-de-France recensés dans l’étude ORDIF produisent environ :

Transport

Traitement

L’enquête nationale de 1990 fait apparaître en Ile-de-France que 85% des établissements qui ont répondu :

Elle met en évidence qu’en Ile-de-France :

Les déchets d’activités de soins produits en mode diffus

Les données proviennent de l’étude ORDIF réalisée en 1994, sous l’égide de la DRASS.

Sont pris en compte :

Les 40 000 professionnels de la santé œuvrant en exercice libéral en Ile-de-France produisent annuellement
entre :

Soit 700 à 1200 tonnes de déchets à risques et assimilés, ce qui représente 2 à 2,5% du total des déchets
hospitaliers contaminés en Ile-de-France (35 000 à 50 000 tonnes/an).

En moyenne, un médecin produit 35 g de déchets à risques par semaine, une infirmière 500g, un dentiste 600g.
La production des 900 laboratoires d’analyses médicales d’Ile-de-France est de 1 000 t/an environ. Celle des 380
centres de santé (anciens dispensaires) est estimée à 220 t/an.

Le problème posé par ces déchets, dont les quantités sont faibles, est le coût de collecte.
L’estimation globale des dépenses prévisionnelles pour l’élimination des déchets d’activités de soins par professionnel est la suivante :

D’où l’intérêt d’une implication directe des différentes organisations représentatives des professionnels de santé dans la mise au point de solutions coordonnées. Et la nécessité d’harmoniser la gestion de locaux de collecte permettant l’apport volontaire d’une partie de ces déchets.

Déchets non ménagers : les déchets industriels banals (“DIB”)

Les chiffres ont été extrapolés à partir des données issues de l'enquête ORDIF réalisée en 1995 portant sur 800
établissements de plus 10 salariés des secteurs industriel et tertiaire, représentant 12% des établissements et 34% de l'effectif total des salariés - (soit 49% des salariés du secteurs industriel et 24% de ceux du tertiaire, pour tenir compte de la plus grande homogénéité des déchets générés par cette dernière activité - pour les départements des Yvelines et du Val-d’Oise.

Production

Production de DIB : 1 017 846 tonnes (442 159 dans le 95 et 575 538 dans le 78).

Dans le secteur tertiaire, les magasins de gros et de détail et les activités de services participent pour plus de la
moitié de la production.
Les déchets issus de l'activité industrielle (hors déchets de l'industrie agro-alimentaire et du BTP) proviennent
essentiellement de l'industrie des métaux, de l'imprimerie, des papiers et cartons et des produits minéraux (143 926 tonnes).

Ratio moyen de production

Proportion des DIB entre le secteur industriel et tertiaire

Composition

Les emballages concourent pour un peu moins d'un tiers des DIB (310 358 tonnes), surtout chez les plastiques (60,2%), les papiers et cartons (39,5%), le bois (38,9%) et le verre (29,3%). 22,5% des déchets mélangés sont des emballages.
Les services, les transports et le commerce de détail sont les plus importants fournisseurs, totalisant 68% de la
production de papiers et cartons du secteur tertiaire.
Les déchets du secteur industriel sont principalement constitués de métaux, caoutchouc, textile.

Collecte

28.9% des DIB collectés (293 703 tonnes) sont triés à la source par les entreprises qui les produisent. Plus des
2/3 des DIB sont collectés en vrac (68,6%, soit 698 700 tonnes).

Les prestataires privés collectent essentiellement des papiers-cartons et des DIB en mélange (37,1% et 40,9%
respectivement des quantités enlevées dans les deux départements).
Les entreprises productrices de déchets collectent surtout du bois, des papiers et cartons et des DIB en mélange,
valorisés ou éliminés en interne ou transportés dans un centre agréé de traitement.
Les communes en collectent une partie (6,4% du total des DIB) en même temps que les déchets ménagers en
provenance des commerces, des PME et des bureaux, dans laquelle on trouve essentiellement du verre, du bois et des papiers et cartons.

Destination

Près de la moitié des DIB collectés se retrouve en décharge (soit 500 814 tonnes). 42,6% sont valorisés par recyclage, réemploi ou incinération avec récupération d'énergie. La plus grande partie des DIB en mélange est enfouie (390 634 tonnes).
La quasi-totalité des déchets métalliques est valorisée (70 586 tonnes).
Seulement un peu plus de la moitié des déchets de bois, papiers et cartons est recyclée ou fait l'objet un réemploi (54,6% et 52,4% respectivement), alors que la valorisation du verre n'est que de 31,6%.
Les plastiques, dont le taux de recyclage est anormalement bas (5,8%), aboutissent majoritairement en décharge (77,8%, soit 27 700 tonnes).
Par type de collecte, les entreprises qui s'occupent de leurs déchets recyclent ou réemploient la moitié des tonnages. Les DIB ramassés par les prestataires privés sont enfouis à 51,6%, valorisés à 35,5%.
Un peu moins d'un tiers des 67 000 tonnes collectées par les communes est incinéré. La grande majorité aboutit en décharge (67,7%) sans valorisation préalable.

Pour en savoir plus : www.ordif.com