Le
ministère
de l'aménagement du territoire et de l'environnement
a fait le point sur les actions qu'il déclare
avoir menées
en matière de reconquête de la qualité de l'air
(jusqu'en 2001, NDLR ; dixit www.environnement.gouv.fr)
Politique de reconquête de la qualité de l'air
A loccasion du
renouvellement pour 3 ans du Conseil National de lAir et de la reconduction
de son président, Jean-Félix Bernard, Dominique Voynet, ministre
de lAménagement du Territoire et de lEnvironnement (a)
fait le point sur les actions menées depuis 1997 et les perspectives
de la politique de reconquête de la qualité de lair.
Elle a réaffirmé le souci permanent de réduire lexposition
des populations aux émissions polluantes quelles soient extérieures,
intérieures ou dans les transports en commun dans une approche dexposition
intégrée. Ces actions sont souvent en synergie avec celles qui
permettent de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Dans ce cadre, "un grand nombre de mesures ont été lancées
depuis 4 ans" telles que :
Un "ambitieux
programme" de recherche sur limpact sur la santé et
sur les solutions à mettre en place pour remédier au problème
a été initié : Primequal-Predit.
Des organismes nouveaux
ont été et sont en train dêtre mis en place tels
que :
Les réseaux de
mesures "sétendent progressivement à tout le territoire".
Laugmentation des budgets de lINERIS et de lADEME contribue
aussi à améliorer le pôle de compétences dans le
domaine de lair.
Les mesures prises ont permis dobtenir "de très nets
progrès" pour certains polluants :
Le programme de réduction
des émissions de dioxines engagé depuis 1997 a permis "une
amélioration très sensible" des quantifications disponibles,
notamment en raison de la mise en conformité ou de la fermeture dusines
dincinération dordures ménagères qui ne respectaient
pas la réglementation en vigueur.
Le grand nombre de mesures qui ne sont pas toujours emblématiques si
elles sont prises isolément, amène la France à commencer
à disposer dun "véritable espace institutionnel
et professionnel de la qualité de lair".
Cest aussi une stratégie de transformation dune "politique
de constat" en "politique danticipation", pour doter
les pouvoirs publics de moyens dactions le plus en amont possible des
problèmes, réduisant ainsi les crises de santé et leur
coût économique.
a ministre de lAménagement du Territoire et de lEnvironnement
affirmait à cette occasion que les efforts menés par son ministère
ont été accompagnés dune "volonté
constante de totale transparence et dinformation large à légard
du public". "La détermination à faire appliquer
sans laxisme la réglementation", notamment en matière
de circulation alternée ou de mise aux normes des émetteurs
industriels comme les incinérateurs, caractériserait aussi cette
politique du ministère de lAménagement du Territoire et
de lEnvironnement.
Synthèse des actions en matière de reconquête de la qualité de l'air
Depuis 1997, le gouvernement "a fait de la lutte contre la pollution de lair une de ses priorités". Il sest attaché à mettre en place une politique dont lobjectif est de réduire de façon permanente les émissions de polluants dans latmosphère.
Lévolution de la qualité de lair ces dernières années
Les mesures prises ont permis dobtenir de très nets progrès pour certains polluants :
Pour dautres polluants,
comme les oxydes dazote, les particules fines ou lozone, il nest
pas possible de discerner une tendance nette, soit daugmentation soit
de diminution des concentrations, bien que les émissions dans lair
des principaux polluants primaires semblent globalement en diminution.
Limpact de la plupart des mesures sur les véhicules et sur les
industries sera visible à moyen ou long terme. De plus, les niveaux
de pollution observés dépendent aussi largement des conditions
météorologiques.
(fiche n°1: le bilan de la qualité de lair 1991-2000 et
fiche n°2 : le bilan de lhiver 2000-2001 à Paris, Lyon et
Strasbourg)
La mise en place dun dispositif législatif et réglementaire moderne et intégré
Lélaboration
puis la transposition des conventions internationales et des directives européennes,
ainsi que lapplication de la loi sur lair et lutilisation
rationnelle de lénergie du 30 décembre 1996 - 17 décrets
dapplication, soit lessentiel des textes prévus, ont été
publiés à ce jour - ont permis de mettre en place un dispositif
réglementaire intégré portant à la fois sur la
surveillance et linformation du public, les normes de la qualité
de lair à respecter et la réduction des émissions
à la source. Ces textes permettent de prendre des mesures à
long terme contre la pollution de fond et des mesures à court terme
en cas de pointe de pollution.
(fiche n°3 : les décrets dapplication de la loi sur lair
et lutilisation rationnelle de lénergie du 30 décembre
1996)
Le 18e décret dapplication de la loi sur lair et lutilisation
rationnelle de lénergie, qui portera sur les Plans de Protection
de lAtmosphère (PPA), sera examiné par le Conseil des
Ministres le 23 mai prochain (1991, NDLR). Ce décret permettra aux
préfets de prendre des mesures plus contraignantes pour lutter contre
la pollution atmosphérique dans les zones où la situation reste
préoccupante.
(fiche n°4 : les Plans de Protection de lAtmosphère)
Les autorités locales disposeront dune palette complète doutils pour lutter contre les différentes formes de pollutions atmosphériques puisque ces plans viennent sajouter :
(fiche n°5 : létat davancement des Plans de Déplacements Urbains)
La journée "En
ville, sans ma voiture ! ", initiée par le ministère, sinscrit
dans cette démarche, puisquelle permet de tester de nouveaux
modes de déplacements urbains et de réfléchir sur la
place de la voiture en ville.
(fiche n°6 : la journée "En ville, sans ma voiture !")
La surveillance, linformation et la concertation
Mi 1997, seulement 38
agglomérations métropolitaines de plus de 100 000 habitants
disposaient dun réseau de surveillance de la qualité de
lair. Ce réseau couvre aujourdhui la totalité de
ces agglomérations (55). Ainsi, 39 associations de surveillance multi-partites
surveillent actuellement la qualité de lair en France. "Elles
informent le public quasiment en temps réel grâce à lutilisation
des sites internet et des médias".
La mesure des précurseurs de lozone et des particules fines,
des polluants spécifiques aux espaces clos, lestimation de lexposition
intégrée des personnes ou encore la modélisation et la
prévision de la pollution sont en voie de développement.
(fiche n°7 : les associations agréées de surveillance
de la qualité de lair)
La concertation sur lélaboration
des politiques publiques sorganise notamment autour de comités,
tel le Conseil National de lAir. Créé en mars 1998, il
réunit des personnalités de tous les horizons : institutionnels,
chercheurs, associations de protection de lenvironnement, industriels.
En novembre 2000, Dominique Voynet a confié au Président du
Conseil National de lAir une mission dévaluation de la
mise en uvre de la loi sur lair.
(fiches n°8 : le Conseil National de lAir et fiche n° 9 :
la mission dévaluation de la mise en uvre de la loi sur
lair)
Lexpertise et la recherche
La loi créant lAgence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (AFSSE) adoptée le 9 mai 2001, renforce le dispositif dexpertise sur lequel peuvent sappuyer les pouvoirs publics. Ce dispositif est notamment constitué de :
Afin de mieux comprendre
ou daméliorer les connaissances sur les émissions de substances
polluantes et leurs effets sur la santé, le ministère soutient
de nombreuses actions dans ce domaine.
(fiche n°10 : les polluants locaux : origine et effets sur la santé
et lenvironnement)
Le programme de recherche
Primequal-Predit a permis de fédérer les recherches sur la pollution
atmosphérique dans toutes leurs dimensions, du physico-chimique aux
sciences sociales en passant par la surveillance épidémiologique
ou les modes de transport, au travers de 5 appels à propositions successifs.
Des campagnes de mesures de grande ampleur, notamment la prochaine campagne
"ESCOMPTE", permettent de mieux connaître et de mieux prévoir
les phénomènes de formation et de transport de la pollution
atmosphérique.
(fiche n°11 : le programme Primequal-Predit et fiche n°12 : limpact
sanitaire de la pollution atmosphérique)
Les normes de qualité de lair : pollution de fond et pointes de pollution
Les décrets dapplication de la loi sur lair ont fixé de nouvelles normes relatives aux concentrations de polluants dans latmosphère. Ces normes vont très prochainement être sévérisées grâce à la négociation puis lapplication de nouvelles directives européennes portant sur un plus grand nombre de polluants :
En cas de dépassement
de ces seuils, des procédures de recommandations et dalerte sont
déclenchées. Ces procédures sont maintenant harmonisées
sur lensemble du territoire.
(fiche n°13 : lozone)
La réduction des émissions à la source
La lutte contre la pollution
atmosphérique est une action de fond, qui ne doit pas se limiter aux
quelques jours par an où lon observe des pics de pollution.
De nouvelles normes, plus sévères, ont été adoptées
en 1998 pour les carburants et les véhicules, en application du programme
communautaire "AUTO-OIL".
Le plomb a été supprimé dans lessence le 1er janvier
2000, et le taux maximal de benzène divisé par 5.
A partir du 1er
janvier 2001, tous les véhicules neufs mis sur le marché obéissent
à des normes démission de 15 à 40 % inférieures
aux normes précédentes (selon les polluants et hors CO2).
La Commission Européenne a calculé quentre 1995 et 2020,
les émissions polluantes liées aux voitures et aux poids lourds
auront été divisées par 5 (hors CO2) malgré laugmentation
du trafic.
(fiche n°14 : le programme AUTO-OIL)
Depuis1997, le gouvernement
mène une politique de soutien au développement des véhicules
propres. Celle-ci a été renforcée par ladoption
de nouveaux dispositifs daides, notamment en faveur des véhicules
au GPL, conformément aux préconisations du Comité Interministériel
pour les Véhicules Propres.
De plus, la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP)
appliquée au GPL est maintenue au niveau plancher défini en
1992 par la réglementation communautaire. La fiscalité sur le
GPL est donc réduite au minimum possible.
(fiche n°15 : le Comité Interministériel pour les Véhicules
Propres)
Les émissions des sources fixes ont également fait lobjet dune réglementation renforcée dans plusieurs secteurs, en particulier :
Au total, "les
rejets de dioxines en France ont quasiment été divisés
par trois depuis 1997".
(fiche n°16 : les émissions dhydrocarbures (COV) par les stations-services et fiche n°17 : lévolution des émissions de dioxines dans latmosphère)
Les actions de réduction des émissions atmosphériques par les sources fixes font lobjet daides publiques gérées par lADEME.
Les prochaines étapes
La France "a été
le premier pays à adopter en janvier 2000 un programme national de
lutte contre les changements climatiques" qui identifie une centaine
de mesures afin de ramener en 2010 ses émissions de gaz à effet
de serre à leur niveau de 1990.
(fiche n°18 : lévolution des émissions de gaz à
effet deserre direct en France et en Europe de 1990 à 1999)
Les fiches sont
disponibles sur le site du ministère à l'adresse : www.environnement.gouv.fr
A
la question du changement climatique... une réponse pédagogique
:
la malette "1 degré de +", à partir de
7 ans
La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c'est l'affaire de tous : écoliers, collégiens… Pour répondre aux enjeux de société et adopter des comportements plus responsables, il faut en comprendre les enjeux scientifiques… "1 degré de +" s'inscrit dans cette démarche.
Cette nouvelle mallette pédagogique sur le changement climatique a été conçue par Les Petits Débrouillards (association scientifique) avec le concours de l'ADEME. Elle permet la compréhension du phénomène de l'effet de serre par la découverte des concepts scientifiques sous-jacents, et propose des pistes pédagogiques pour agir ainsi que des points de vue actuels pour débattre.
Construite autour d'ateliers de recherche (expérimentations, posters illustrés, réflexions, débats…) et d'un jeu-plateau, la mallette aborde notamment les questions d'atmosphère et de rayonnements, les climats, les activités humaines et les gestes quotidiens…
Elle permet enfin une utilisation souple et différenciée selon les objectifs pédagogiques et le public. Enseignants et acteurs éducatifs apprécieront cet outil dans leur programme d'éducation à l'environnement.
La mallette est disponible au prix public de 129 euros. Pour en savoir plus ou la commander, consultez le site officiel : www.1ddp.org
L'ADEME, le 14.10.02